Ancien professeur d'université et ex-ministre de l'Enseignement supérieur, Miguel Diaz Canel, promu premier vice-président du Conseil d'Etat en 2013 succédera-t-il à Raul Castro en 2018, année de la retraite annoncée de ce dernier? Pas sûr. L'histoire nous apprend que détenir un titre officiel n'est pas la garantie d'un pouvoir réel. Qui se souvient d'Osvaldo Dorticos, président cubain de 1956 à 1976, affecté à l'inauguration des chrysanthèmes? A l'inverse, Alejandro Castro, 51 ans, seul fils de Raul (qui a aussi trois filles), pourrait monter en puissance dans l'organigramme.
Une famille aux avant-postes
Actuellement simple colonel, il jouit de pouvoirs déjà considérables: il est le coordinateur du Conseil de défense et de sécurité nationale vers lequel convergent tous les services de renseignements et de contre-espionnage. Une promotion au grade de général serait annonciatrice d'une ascension future. Sa soeur, la sexologue et députée Mariela Castro, qui représente le visage "progressiste" de la révolution en tant que militante des droits gays et lesbiens, pourrait, elle aussi, voir son rôle étendu. Elle rédige actuellement un livre autobiographique.
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De son côté, le colonel Luis Alberto Rodriguez Lopez-Callejas occupe toujours une position centrale au sein de la holding militaire Gaesa, qui contrôle 80% de l'économie. Marié à Deborah, la soeur aînée d'Alejandro et Mariela, il est le gendre de l'actuel chef de l'Etat. Ce dernier a confié sa protection rapprochée à l'un de ses petits-fils, Raul Guillermo (le fils de Deborah), qu'on surnomme "Le Crabe", en raison d'une difformité de la main.