Campagne virtuelle jusqu'au premier week-end d'octobre. Le candidat d'extrême droite à la présidentielle brésilienne Jair Bolsonaro, poignardé en pleine rue il y a trois semaines, a annoncé vendredi qu'il ne participerait à aucun débat avant le premier tour du 7 octobre, dont il est le favori.

"Je me conforme strictement à l'avis des médecins. Il m'est impossible de sortir dans la rue et de participer à des débats avant le premier tour", a dit le candidat, toujours hospitalisé, au site du quotidien Folha de Sao Paulo. "Je participerai (à la campagne) à travers internet", a-t-il ajouté.

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Jair Bolsonaro a frôlé la mort le 6 septembre après avoir été poignardé à l'abdomen lors d'un bain de foule. "C'a été très difficile. (J'étais) presque mort. C'est un miracle que je sois ici", a-t-il dit dans son premier entretien depuis l'attentat.

Surnommé "le mythe"

"Je ne me suis jamais senti aussi bien et aussi heureux de ma vie. Merci à tous. Si Dieu le veut, je sortirai d'ici à la fin du mois", a dit dans une vidéo sur son lit d'hôpital le favori des sondages pour le premier tour. "Nous serons de retour pour faire du Brésil une grande Nation", a conclu le député de 63 ans.

Grièvement blessé avec plusieurs perforations de l'intestin, l'ex-capitaine de l'armée brésilienne a quitté l'unité de soins intensifs dimanche dernier. Depuis, il a enregistré plusieurs vidéos diffusées sur Facebook, où il est suivi par plus de 6,3 millions d'abonnés.

Le dernier sondage le crédite de 28% des intentions de vote, largement devant le candidat de gauche Fernando Haddad (16%) et le met en position d'être élu au 2e tour.

Idolâtré par ses partisans qui le surnomment "le mythe", il est aussi détesté par de nombreux Brésiliens qui lui reprochent ses dérapages machistes, racistes et homophobes, ainsi que son admiration affichée de la dictature militaire au Brésil de 1964 à 1985.