Le président élu, Jair Bolsonaro, ne lâche pas ses ambitions sécuritaires. Il s'est dit déterminé lundi à modifier la loi sur le port d'armes au Brésil, l'un de ses grands thèmes de campagne. Le nouveau président, issu de l'extrême droite, a ainsi réaffirmé sa volonté de libéraliser le port d'armes pour lutter contre la violence qui mine le pays.
"L'accès au port d'armes doit être facilité [...] C'est une nécessité à cause de la violence qui frappe le Brésil. Nous sommes en guerre", a affirmé l'ex-capitaine de l'armée, ajoutant que le port d'arme devait s'étendre au-delà du domicile.
L'un des pays les plus dangereux au monde
Le Brésil a connu près de 64 000 homicides l'an dernier, dont 70 % par armes à feu. Un chiffre qui en fait l'un des pays les plus dangereux au monde. La sécurité a été, avec la corruption, l'une des grandes préoccupations des 57 millions d'électeurs qui ont choisi de voter Bolsonaro.
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"Nous allons changer la loi. Il faut abaisser l'âge minimum [du port d'armes] de 25 à 21 ans. Nous ne pouvons pas dresser de barrières qui empêchent les gens d'avoir une arme chez eux pour défendre leur famille", a-t-il précisé.
"Si un chauffeur routier est armé et réagit quand quelqu'un tente de voler sa cargaison, il montre un exemple aux bandits. Le voleur est abattu, [dans une situation de] légitime défense. Le chauffeur riposte et n'est pas puni. Ça va diminuer la violence au Brésil, c'est sûr", a-t-il conclu.