Et la laïcité ?
Valérie Ferrando, Sainte-Cécile-les-Vignes (Vaucluse)
Un grand bravo à Mme Shalmani pour sa chronique sur l'école, si juste, clairvoyante et comme toujours courageuse, intelligente. Je suis enseignante depuis vingt-cinq ans et j'ai pu constater cet effondrement du niveau scolaire et des valeurs laïques. Lors de son courrier de rentrée adressé à tous les professeurs de France, notre nouveau ministre n'utilise le mot "laïcité" qu'une seule fois dans ses six pages, et ce à la fin d'une phrase comme s'il avait été rajouté après un oubli... En nommant un ministre pour sa symbolique et non pour ses compétences, M. Macron accélère la chute du niveau scolaire de nos élèves ainsi que du moral des enseignants. ("Ecole : la pensée critique sacrifiée sur l'autel de la peur et de la "tolérance"", L'Express du 13 octobre).
L'école française en perdition
Madeleine Gibon, Saumur (Maine-et-Loire)
Dans sa chronique du 13 octobre dernier, Mme Shalmani est toujours aussi clairvoyante face à "l'aveuglement "du ministre de l'Education nationale. Celui-ci ne prend aucune décision ferme pour que cesse la montée de l'islamisme dans les écoles : de jour en jour, on voit des élèves qui portent le voile, les tenues abaya ou qamis ! De plus, notre pays dégringole dans les statistiques universitaires et le niveau d'instruction du secondaire dégringole tous les ans ! Les bacheliers présentent des copies truffées de fautes... voire hors sujet puisqu'ils ne "comprennent pas" la langue française ! ("Ecole : la pensée critique sacrifiée sur l'autel de la peur et de la "tolérance"", L'Express du 13 octobre).
49.3 et mémoire de poisson rouge
Yves Collombat, Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne)
Les députés de l'opposition s'élèvent contre l'utilisation du 49.3 en criant au "passage en force" et au "déni de démocratie". Aux élus de la Nupes faisant leurs débuts en politique, rappelons que cet article a été utilisé 90 fois sous la Ve République et à 62 % par un Premier ministre socialiste. ("49.3 : ce que Macron et Borne en pensent vraiment ", sur Lexpress.fr).
Les atouts de Xi Jinping
René Andron, Marseille (Bouches-du-Rhône)
Le président Xi Jinping a été réélu sans coup férir. Il me semble toutefois un peu court de justifier cela par le caractère autocratique du régime et le culte de la personnalité. Plus profondément, les années qui viennent de s'écouler ont vu la montée de la fibre nationaliste et ce pays se hisser au rang de compétiteur direct des Etats-Unis ; c'est un point essentiel du soutien de la population au régime. Par ailleurs, la capacité de résilience de l'économie dirigée à la chinoise (souplesse et fermeté) est bien supérieure à celle des Occidentaux sur le moyen terme. La population a globalement encore des perspectives de mieux-être, malgré la crise en cours. Bref, le peuple n'a que peu de motifs forts de remise en cause du pouvoir en place. ("Xi Jinping : le grand bond en arrière", L'Express du 13 octobre).
La "mesure" de Mme Ernaux
Gilles Cèbe, Paris
Je ne discuterai pas ici des qualités littéraires de l'oeuvre de Mme Ernaux. En revanche, je m'étonne que Pierre Assouline parle de "mesure dans ses écrits" et de "maîtrise" à son propos et qu'en lecteur averti il n'ait pas noté les quelques phrases ci-dessous, extraite des Années (2008, p. 219) : "Les tours jumelles de Manhattan s'effondrant l'une après l'autre. [...] On ne parvenait pas à sortir de la sidération, on en jouissait via les portables avec le maximum de gens. [...] D'un seul coup la représentation du monde basculait cul par-dessus tête, quelques individus [...] juste armés de cutters, avaient rasé en moins de deux heures les symboles de la puissance américaine. Le prodige de l'exploit émerveillait." Pour elle, il y a semble-t-il de bons et de mauvais terroristes, les bons suscitant jouissance et émerveillement, excusez du peu, et donc de bonnes et de mauvaises victimes. Que n'aurait-on entendu si tout cela était le fait de quelque séide d'extrême droite ? ("Une Nobel politiquement naïve et absolue", L'Express du 20 octobre").
Le luxe, nouvelle génération
Durable, digital, désirable. Mais aussi interactif, immersif, sur mesure... et parfois même radical. Et si finalement le luxe revêtait tous ces qualificatifs à la fois, créant un univers hybride où les frontières s'estompent pour se redéfinir ? Face à la révolution numérique, aux changements climatiques et aux attentes de la génération Z, de nouvelles tendances se dessinent, incitant les grandes maisons à innover pour se réinventer. Avec un défi : conserver leur ADN, leur savoir-faire et le perpétuer dans un monde bouleversé. Le dernier hors-série de L'Express "Les nouveaux codes du luxe" en dévoile le nouveau visage.
