L'argent magique : jusqu'à quand ?

Christian Le Bihan, Paris

Je remercie vivement Béatrice Mathieu pour son excellent portrait de "Jérôme Powell, le nouveau maître des Horloges " (L'Express du 6 janvier). Même si certains se refusent à voir et comprendre, l'économie est au centre de nos vies et elle peut faire plus de morts que le Covid. Depuis le début de cette pandémie, on sent bien que l'argent magique et le "quoi qu'il en coûte" sont des situations qui ne peuvent pas durer ! Merci de nous réveiller !

La présidence française, un mauvais coup pour l'Europe

René Andron, Marseille (Bouches-du-Rhône)

Le bon sens et un minimum de préoccupation de l'intérêt général, sans parler de dignité, auraient voulu que l'on repoussât la présidence française pour qu'elle intervienne après la présidentielle. ("Clément Beaune, l'Européen tout-terrain de Macron", L'Express du 6 janvier). Mais non, les calculs bassement électoraux, le souci de briller au-delà des frontières l'ont emporté. Dans ce contexte il est peu probable que l'agenda ambitieux d'Emmanuel Macron aboutisse à des avancées significatives.

Et si Emmanuel Macron "emmerdait" aussi les vaccinés ?

Eric Debray , Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine)

Les commentaires vont bon train depuis qu'Emmanuel Macron a déclaré avoir "très envie d'emmerder les non-vaccinés jusqu'au bout", mais personne ne s'est demandé si le président embêtait seulement ces Français-là ("Emmerder les non-vaccinés" : les propos de Macron ont-ils mis le feu aux réseaux sociaux ?", sur Lexpress.fr). Pour n'avoir pas mis en place un vaste plan de recrutement à l'hôpital ; pour avoir imposé de nouveau le masque à l'extérieur ; pour changer de protocole trop souvent, en particulier dans les écoles, et par de nombreuses mesures contradictoires ou illogiques, Emmanuel Macron a autant "emmerdé" les vaccinés que les non-vaccinés, sinon davantage.

L'équilibre et la mesure

Jean-Claude Albert, Mudaison (Hérault)

Un mot tout d'abord pour remercier de son excellent article et de ses voeux ("Sur la route de l'Elysée", L'Express du 6 janvier), le directeur de la rédaction de mon hebdomadaire préféré Eric Chol. Toutes mes félicitations également à Abnousse Shalmani pour son très bel article sur le refus de la violence, dans ce même numéro ("Quand la politique se réduit aux jeux du cirque"), et à Anne Rosencher pour son brillant papier de la semaine précédente ("La disparition du courage en politique prépare le désastre", L'Express du 23 décembre). Bonne continuation sur cette voie de l'équilibre et de la mesure car, comme l'écrit Jean Birnbaum, "dans le brouhaha des évidences, il n'y a pas plus radical que la nuance".

Le nous et le moi

Claude Massicard, Chambray-lès-Tours (Indre-et-Loire)

L'on pouvait croire et l'on nous le disait que, par l'éducation, chaque individu pourrait comprendre plus facilement l'intérêt collectif, même lorsqu'il apparaît contraire au sien. Il n'en est rien malheureusement, comme le montre le comportement des Français depuis le début de la pandémie. Cela augure mal du futur et particulièrement de la lutte contre le réchauffement climatique ("Face au défi climatique, l'impérieuse nécessité de continuer la lutte", L'Express du 6 janvier). Pour y faire face, nous devrons regarder au-delà du seuil de notre maison, et même de notre pays, car l'échelle en est mondiale. Les résultats de la COP 26, notamment, ont encore démontré l'étendue de l'égoïsme et du chacun pour soi.

Eloge de la solidarité

Jean Joachim, Pantin (Seine-Saint-Denis)

Je me permets de formuler une proposition aux candidats consistant à modifier la Constitution française, en vue d'enregistrer, à côté de nos valeurs républicaines de liberté, d'égalité, et de fraternité, celle de la solidarité ("La mixité scolaire ? Une nécessité sociale et politique", par Iannis Roder, L'Express du 13 janvier). Cela afin de faire inscrire cette notion parmi les principes généraux du droit et de permettre la construction d'un corpus juridique et jurisprudentiel constitutionnel sur cette question.

Faire évoluer sa carrière en 2022

Le désir de mobilité professionnelle augmente. Plus d'un cadre sur deux (52 %) considère le changement d'entreprise comme une chance et non plus comme "un risque", selon l'Apec. Par ailleurs, la reconversion professionnelle concerne 49 % des actifs, 23 % d'entre eux ayant déjà suivi ou entamé une procédure. Leurs motivations principales ? Vivre en accord avec leurs valeurs et leurs passions ; mais aussi équilibrer vies pro et perso. Dans ce contexte, quels sont les métiers sur lesquels miser ? Comment trouver sa voie et entamer les démarches ? Quels sont les nouveaux dispositifs de financement ? L'Express consacre cette semaine un guide thématique à la mobilité professionnelle. A découvrir au coeur de ce numéro.