Alors que la cause animale prend de l'ampleur dans la société, pourquoi pas un référendum sur les droits des animaux ? Ce projet de référendum d'initiative partagée (RIP) a été lancé début juillet par le journaliste Hugo Clément, qui a réuni plusieurs grands patrons, en proposant aux citoyens six mesures phare, dont la fin de l'élevage en cage. Le site, où figurent les propositions, compte déjà plus de 400 000 inscrits.

Guère étonnant car l'idée, ayant le soutien d'une vingtaine d'associations engagées pour le bien-être animal, trouve un écho important dans la société. Près des trois quarts (73%) des personnes interrogées sont en effet favorables à un référendum, selon un sondage Ifop pour le site d'information sur les chiens Caniprof, publié ce mardi.

Des mesures plébiscitées

Certaines mesures, selon le sondage, sont massivement plébiscitées. Dans l'ordre : l'obligation de garantir aux animaux la possibilité d'un accès quotidien au plein air (87% d'avis favorables), l'interdiction du recours à l'expérimentation sur des animaux lorsque des alternatives existent (75%), l'interdiction de l'élevage d'animaux en cage (73%), l'interdiction des élevages d'animaux à fourrure (68%). Vient ensuite l'interdiction de la chasse à courre, et du déterrage des renards et des blaireaux (67%). L'interdiction des spectacles avec des animaux sauvages divise plus, même si la majorité des sondés est favorable (57%).

Plusieurs mesures sont plébiscitées selon le sondage Ifop.

Plusieurs mesures sont plébiscitées selon le sondage Ifop.

© / Sondage Ifop pour Caniprof

Si le référendum avait lieu, un Français sur deux (49%) déclare qu'il irait voter. "En comparaison, des sujets plus discutés et médiatiques comme la réforme des retraites ou le rétablissement de l'Impôt Sur la Fortune déplaceraient moins d'électeurs (respectivement 48% et 46%)", souligne l'étude. De plus, près de neuf électeurs sur dix déclarent qu'ils voteraient pour.

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Le référendum d'initiative partagée permet de soumettre une proposition de loi au référendum si elle est soutenue par au moins un cinquième des membres du Parlement (185 parlementaires) et 10% des personnes inscrites sur les listes électorales (soit 4,7 millions).