Un retour sur les bancs de l'école, pour enfin se hisser à la hauteur du défi climatique. A l'orée de son nouveau quinquennat, Emmanuel Macron est interpellé par une poignée d'acteurs de la société civile, demandant que ses futurs ministres reçoivent une formation d'une vingtaine d'heures sur les sujets liés à l'écologie. On ne s'étonnera pas de retrouver parmi les signataires de cette tribune le président du Shift Project, Jean-Marc Jancovici, qui exprimait déjà cette idée dans L'Express au lendemain de la présidentielle : "La mère de toutes les mesures, c'est de faire en sorte que l'exécutif soit capable d'embrayer sur un plan d'ensemble de l'Etat. [...] Cela passe, le plus tôt possible, par un vaste programme de formation irriguant tous les échelons du gouvernement mais aussi de la fonction publique", expliquait-il.

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L'idée fait sens. On ne part d'ailleurs pas de zéro. Depuis l'été 2021, un module "Transition écologique" a été intégré au tronc commun d'enseignement dispensé dans les 15 écoles de service public. Quant aux grandes écoles françaises, elles disposent toutes de cursus dédiés à ces enjeux. L'urgence climatique ne nous autorise néanmoins pas à attendre que leurs étudiants, futurs dirigeants, arrivent aux responsabilités. Aussi, la sensibilisation de nos gouvernants actuels a l'équation climatique revêt un intérêt certain.

Notamment pour en saisir le caractère systémique et faire en sorte que son pilotage devienne une priorité partagée par tous les ministères durant un prochain quinquennat crucial. Une vingtaine d'heures ne suffiront peut-être pas.