Le feu vert avait été donné vendredi par la préfecture. L'usine Lubrizol de Rouen a "redémarré dans la nuit de vendredi à samedi", a indiqué lundi Frédéric Henry, président de Lubrizol France, sur France Bleu Seine-Maritime Eure, moins de trois mois après l'incendie qui a touché ce site Seveso.

La préfecture avait autorisé vendredi cette réouverture partielle, "limitée à deux petites unités de mélange et de solubilisation, n'impliquant pas de réaction chimique". Peu avant la publication de l'arrêté préfectoral, la directrice générale de Lubrizol France Isabelle Striga avait indiqué vendredi que la production pouvait reprendre dès le lendemain.

"900 fûts à évacuer" du site

Lubrizol a sur son site "mis une palissade qui nous permet de nettoyer le site pendant les mois qui vont venir et pendant ce temps continuer à fabriquer des mélanges", a ajouté Frédéric Henry lundi. La palissade "sépare l'usine en deux morceaux, c'est-à-dire l'entrepôt qui a brûlé [d'une part, NDLR], et 90% du site qui n'a pas brûlé du tout, là où a redémarré cette production ce week-end" d'autre part, a précisé le président de Lubrizol France.

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Vendredi, la préfecture avait indiqué qu'il restait "900 fûts à évacuer" du site, dont "de l'ordre de 70 présentant une certaine sensibilité". "Tous sont traités par robot dans un espace de confinement dédié", avait souligné le préfet.

Parmi les autres mesures de "sécurité supplémentaire", Lubrizol a "mis des zones tampons entre Lubrizol et les voisins. On estime qu'on a intérêt à se protéger", a dit Frédéric Henry. Et elle a mis en place des "canons à mousses supplémentaires" pour l'extinction d'éventuels incendies.

Le redémarrage complet se fera "par étapes"

Lubrizol estime toujours que le feu n'est pas parti de son site. "Il y a beaucoup de choses qui nous disent que ça n'est pas parti de chez nous et qu'une énorme énergie est arrivée chez nous", a déclaré Frédéric Henry sur France Bleu.

Interrogé sur un redémarrage complet de l'usine, le président de Lubrizol France a répondu: "A voir. Ce sera par étapes sans doute. Pour le moment ça n'est pas le sujet." "Il nous faut laisser un peu de temps pour voir comment les commandes arrivent si les commandes arrivent correctement penser peut-être à ouvrir une autre unité", a-t-il poursuivi.

"La viabilité du site de Rouen était mise à mal à partir de mi-novembre. Tous les jours qui ont passé, on a perdu de la clientèle qui allée voir autre part. Donc il était très important de redémarrer dès que possible", a-t-il ajouté.