"Une vraie expérience nordique", Olivia, 22 ans, Ontario
"J'adore la nature et les animaux autant dire que le Canada et ses grands espaces m'ont toujours attirée. En 2014, je suis venue avec mes parents visiter le Collège Boréal, dans le nord de l'Ontario, car je souhaitais intégrer une école francophone, mon anglais étant limité. J'ai passé mon bac en France puis, en août 2017, j'ai emménagé à Sudbury, à côté du Collège, pour étudier, dans l'équivalent d'un IUT, les techniques en environnement forestier et faunique. Je cherchais une vraie expérience nordique, avec feux de camp et balades en motoneige.
Dès ma première année, à côté de mes études, j'ai travaillé vingt heures par semaine. Aujourd'hui, j'occupe un poste de recherche au Collège Boréal et je ne me vois plus revenir en France !"
"Un rapport convivial avec les professeurs", Valentin, 25 ans, Québec

Valentin, 25 ans, Québec
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"Au cours de mes études en région parisienne, je me suis découvert une passion pour l'animation 3D. J'ai trouvé une formation dans ce domaine à l'Isart Digital, comportant un an à Paris et trois à Montréal, une ville réputée mondialement dans l'univers du jeu vidéo. Ici, j'ai été très surpris par le rapport convivial avec les professeurs, que l'on appelle par leur prénom et avec qui il nous arrive de partager un verre. Le seul point négatif concerne la santé. Il faut s'armer de patience pour obtenir un rendez-vous chez un médecin, à moins de passer par des cliniques privées. J'ai fini mes études en 2020 et j'ai tout de suite trouvé un emploi d'animateur 3D dans un studio de jeux vidéo québécois. Je me vois rester un bon moment sur place."
"C'était comme dans les films...", Solène, 22 ans, Nouveau-Brunswick

Solène, 22 ans, Nouveau-Brunswick
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"Ma famille, originaire du département des Landes, a déménagé à Moncton, dans l'est du Canada, lorsque j'avais 15 ans. J'ai donc fait l'équivalent du lycée ici, puis l'université, en traduction français-anglais. C'était vraiment comme dans les films : un grand campus, la possibilité d'obtenir des bourses et des petits boulots de vendeuse, de barista ou de réceptionniste, la remise des diplômes en toge... Comme l'université est francophone, j'ai rencontré beaucoup d'étudiants venant du Mali, du Congo, d'Algérie et de France... Diplômée depuis octobre, je vais m'installer cet été à Ottawa où je serai réviseuse dans un organisme fédéral. En janvier, j'ai même acquis la double nationalité franco-canadienne !"
"L'hiver? Une bonne surprise", Mathilde, 25 ans, Québec

Mathilde, 25 ans, Québec
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"J'ai étudié pendant trois ans l'ingénierie mécanique à l'université de technologie de Compiègne avant d'opter pour un double diplôme à Chicoutimi, au nord-est de Québec. J'ai trouvé qu'on nous laissait davantage d'autonomie : ici, c'est à l'étudiant d'aller creuser les sujets s'il le souhaite. Le rapport au professeur est aussi moins hiérarchique.
Il n'y avait pas beaucoup de Québécois dans mon programme et j'étais un peu déçue par le manque de mixité. En revanche, j'ai adoré cette vie proche de la nature. Même l'hiver a été une bonne surprise : malgré le froid, il fait très beau et les Canadiens continuent d'être actifs. Avec le Covid, j'ai préféré rentrer et je travaille aujourd'hui à Lyon. Mais je n'exclus pas de retourner un jour sur place."
"Comme une famille", Jean-Paul, 23 ans, Alberta

Jean-Paul, 23 ans, Alberta
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"Je suis originaire du Kenya et, comme étudier au Canada était une expérience qui m'attirait, j'ai cherché quelles étaient les 10 meilleures universités du pays. C'est ainsi que j'ai découvert celle d'Alberta, dont le campus Saint-Jean est francophone. J'y ai vécu d'excellents moments pendant quatre ans. Il existe ici une profonde culture de la diversité, qui rend les gens ouverts aux autres. La francophonie albertaine est comme une famille. Hors de cette communauté, le quotidien se vit toutefois intégralement en anglais. Aujourd'hui, je travaille pour une radio communautaire et je me vois bien rester dans la région, ou rejoindre la province voisine de Colombie-Britannique."
