Michel Sardou prévoit une cinquantaine de dates pour sa tournée best of qui débutera le 30 novembre 2012. Le chanteur passera notamment par Paris, avec quatre soirées à Bercy, avant de terminer à Montréal le 30 mars 2013. Les places sont en vente ce jeudi. Et la promo débute fort: présence au journal de TF1, longue interview dans Le Parisien... C'est justement dans celle-ci que le chanteur évoque la politique, sujet qu'il affectionne particulièrement. Et chose n'est pas coutume, c'est la droite qu'il vise.

Concernant Nicolas Sarkozy

"J'ai été convoqué à l'Elysée un lundi de Pentecôte! J'ai mis mon costume, ma cravate, ma Légion d'honneur. L'huissier m'a conduit dans les jardins où m'attendait le président. Et là j'ai vu Nicolas Sarkozy en short et en chemisette avec un jus d'orange à la main. Et tout de suite il m'a dit: "Mon Mimi, qu'est-ce que t'es allé dire?" [après une interview au Parisien dans laquelle il déclarait ne plus soutenir le président] On s'est expliqués, je lui ai redit que j'attendais autre chose de lui, de sa politique. Je suis reparti et il me fait toujours la gueule."

Concernant les primaires socialistes

"Alors là chapeau! C'est une promo comme je n'en ai jamais vu. J'ai préféré le débat à six. Les idées fusent, intéressantes d'ailleurs, comme l'encadrement militaire pour les jeunes délinquants lancé par Ségolène Royal ou le trop grand nombre de médicaments remboursés du côté d'Arnaud Montebourg. C'est vrai, on en consomme trop, moi le premier. J'en prends pour dormir, pour pisser, pour la voix."

Et sur le fait de savoir s'il comptait voter socialiste à la prochaine présidentielle: "Pourquoi pas". C'est dit.