La recette de

Prenez un prof de fac en Sorbonne, sosie de Houellebecq et spécialiste de Huysmans.

Faites en sorte qu'il soit désabusé ascendant nihiliste.

Assurez-vous qu'il s'ennuie beaucoup et que sa vie amoureuse soit délabrée.

Ajoutez une pincée d'humour caustique et des détails à l'avenant.

Greffez là-dessus des remous politiques inattendus.

Qui mettent le héros à la retraite anticipée.

Emmenez-le ensuite en balade touristico-gastronomique dans le Lot profond.

Puis poussez-le mollement à revenir à Paris.

Et convertissez-le à une religion inattendue dans la foulée.

Saupoudrez le tout de cigarettes, de généreuses doses d'alcools variés et de minettes pas dévariées.

Et observez l'état de désabusement s'accentuer.

C'est tout.

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Une évasion de son propre ennui

Vous venez de lire le dernier Houellebecq.

Ce qui a de bien avec lui c'est que lorsque l'on n'en attend rien, ou pas grand chose (au vu de précédentes lectures), l'on ne peut pas être déçu, c'est mathématique.

On peut même aller jusqu'à dire que l'on a été charmée (si si).

Le style est plaisant, voire élégant;le propos littéraire instructif;et le propos politique pas inintéressant.

Le ton désabusé et l'humour caustique (voir plus haut) ont leur charme.

Les amourettes vides zet vaines aussi.

Ainsi que l'alcool qui coule et les cigarettes qui tuent à petit feu.

Sans parler des chapitres courts, quelle aubaine!

En bref, cette autopsie d'un homme à la dérive dans un pays qui l'est également -mais est-ce bien neuf- nous distrait mollement de notre propre ennui et autres insatisfactions quelques heures durant;ce qui est toujours ça de pris.

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