Il ne vous occupera même pas le temps d'un trajet Paris-Marseille
Le livre est très court: 153 pages. Ne comptez donc pas dessus pour vous occuper le temps d'un long trajet en train. Pourtant, cette brièveté suffit largement à vous inquiéter, et il sera difficile d'arrêter la lecture et de vous replonger plus tard dans ce climat si étrange.
L'histoire est complètement tordue
L'histoire laisse perplexe jusqu'au dénouement final, quand les pièces du puzzle s'emboîtent pour expliquer toute l'intensité de la haine que porte celui qui est surnommé "mygale" à sa "créature", traitée de façon très cruelle et humaine à la fois. Mais plus vous en savez, plus l'atmosphère devient lourde et oppressante. Le lecteur est dérouté jusqu'au bout, ne sachant à la fin qui plaindre: le prisonnier ou le geôlier?
Certaines descriptions peuvent heurter les âmes sensibles
Si vous n'avez aucune envie de connaître tout le processus pour une ablation du pénis, passez votre chemin. Le livre est plein de ce type de détail cru qui vous met dans la peau du prisonnier, que vous le vouliez ou non. De quoi faire des cauchemars.
De toute façon, le film vient de sortir
La piel que habito sort en salle le 17 août. C'est une adaptation libre du roman de Thierry Jonquet. Le réalisateur, Pedro Almodóvar, a retenu de l'ouvrage le chirurgien esthétique fou et son désir de vengeance, mais a brodé autour de l'histoire. Il a inventé d'autres personnages, donné des buts plus larges à certains protagonistes et changé l'ordre des révélations, dans une atmosphère qui se veut aussi étrange, pour ceux qui, de toute manière, n'ont pas prévu de prendre le train.
