Les fondateurs:
Longtemps vendue sous le manteau, la BD érotique a bousculé le 9ème art en s'inscrivant dans le tourbillon de Mai 68. Les amazones aux seins nues, les cavalières de Harley et autres Barbarella signées Crepax, Forest ou Pelleart ouvrent la voie à Manara et Varenne. En californie, Crumb pulvérise le genre avec ses "partouzes rock'n'roll". En France Reiser éclabousse les cases et Martin Veyron lève le point (G). Puis la BD érotique est effacée par le tout sexe et le X de Canal+, entre autres. Mais c'était sans compter sur la touche gay de Ralf Konig.
Le classique:
Milo Manara. L'auteur a construit une oeuvre autour de femmes-fantasmes ou felliniennes, dans un noir et blanc stylisé. Le Déclic et ses suites sont incontournables. On dit : "c'est du Manara".
La nouvelle vague:
Elle est très hot. Aurélia Aurita fait scandale avec ses carnets crus. Fabrice Neaud confie ses nuits intimes dans son journal. Le Pascal Brutal de Riad Satouf rue dans les brancards et on entre dans la chambre à coucher de Zep avec Happy Sex. Parallèlement, la collection Fluide Glamour fait un tabac avec des histoires de cul Web 2.0. Entre autres plans à trois.
A Angoulême:
Exposition Fabrice Neaud.
Nommés: Martin Veyron. Riad Satouf.