Le dernier livre lu: Papa Was Not a Rolling Stone, de Sylvie Ohayon (Robert Laffont), prix de la Closerie des Lilas. L'auteur raconte la cité des 4000 à La Courneuve, où elle a grandi, avec un style à la Salinger, un peu maladroit mais très maîtrisé et rempli de références pop. C'est une autobiographie qui pulvérise les clichés sur les banlieues dures et témoigne du pouvoir des livres.

Le livre interdit: Je me souviens d'ouvrages érotiques du XVIIIe siècle rangés très en hauteur dans la bibliothèque de mes parents. Les dessins pleins de bonnes soeurs et de curés étaient aussi incroyables que les écrits. La littérature érotique m'amuse beaucoup, surtout lorsque les héros sont costumés. Pour moi, le costume est l'allié du grivois, la clef du carnaval.

Le livre lu et relu: Les Misérables, de Victor Hugo. Ou comment imbriquer la petite et la grande Histoire dans un souffle universel. Hugo raconte la grandeur d'âme de figures populaires souffrantes sans voyeurisme. Les personnages pourraient être des archétypes, mais non, ils sont révolutionnaires pour l'époque. C'est l'âme romantique dans son essence: le sublime et le grotesque, le beau et le laid, le riche et le miséreux.