Après un court exil en Allemagne au lendemain des attentats qui ont frappé le siège de l'hebdomadaire Charlie Hebdo, Michel Houellebecq, par ailleurs proche de l'une des victimes des frères Kouachi, Bernard Maris, est de retour sur les devants de la scène médiatique française. Interrogé ce mercredi sur l'antenne de BFM TV, Michel Houellebecq est revenu sur les événements qui ont frappé la France en début d'année et sur le climat politique actuel. Il est également revenu brièvement sur les polémiques soulevées par son dernier ouvrage, taxé l'islamophobie.
Entre autres déclarations choc, il en a ainsi profité pour répondre à Manuel Valls qui l'avait interpellé lors de son discours devant l'Assemblée au lendemain des attentats en assénant: "La France n'est pas Michel Houllebecq". "Je sais ce qu'est la France aussi bien que lui", commence l'auteur de Soumission, interrogé par Ruth Elkrief, "peut être avec plus d'acuité", avant de contredire le Premier ministre point par point. "La France c'est l'intolérance, la haine et la peur. Beaucoup plus que quand j'étais parti en tout cas", affirme-t-il en référence à ses années irlandaises. "Ça a évolué et dans un sens négatif", répond ainsi l'écrivain au locataire de la place Beauvau.
En outre, il a minimisé le rôle joué par l'exécutif dans la gestion des attaques terroristes et considère que l'attentat au siège de Charlie Hebdo est une victoire pour les djihadistes. Michel Houellebecq, aujourd'hui sous protection policière, estime également être lui même une cible potentielle.
Il a également revendiqué les "ambiguités" de son livre Soumission qui caracole actuellement en tête des ventes. "Il y a des choses auxquelles je ne me soumettrai pas", prévient-il dans un clin d'oeil au titre de son dernier roman. "On a le droit de mettre de l'huile sur le feu. On a le droit de faire un livre islamophobe si on veut", conclut-il.
