Le marché du livre se porte mal. Alors que les Français sont bloqués chez eux depuis plus de cinq semaines, les ventes ont plongé de 66% en valeurs, et de 58,5% en nombre d'exemplaires durant les quatre premières semaines du confinement, selon une étude réalisée par GFK pour Livres Hebdo.
Sans grande surprise, les ouvrages de tourisme et de voyage ont été les premiers touchés. Leur vente en exemplaires a chuté de 97% entre le 16 et le 12 avril 2020, par rapport à la même période l'année dernière. La vente des cartes et atlas, a, elle aussi, plongé de 94%.
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Également très fortement touchés pendant les premières semaines de confinement, les ouvrages des beaux arts (-90%), ont notamment été impactés par la fermeture des musées. Les sciences humaines et de la technique (-84%), l'histoire (-83%), les dictionnaires et encyclopédies (-80%) ou encore les loisirs et le pratique (-76%), s'inscrivent également en net recul ou en stagnation par rapport à la période précédente.
Le parascolaire épargné
À l'inverse, certains ouvrages spécialisés connaissent une hausse des ventes inespérée. Grands gagnants de la fermeture des écoles et des incitations gouvernementales à l'enseignement à distance, le secteur du parascolaire, déjà en forte hausse de ses ventes en exemplaires entre janvier et mi-mars (+21% à un an d'intervalle), n'a pratiquement pas été touché par le confinement (-1%), indique Livres Hebdo.
Le scolaire et la jeunesse ont également été moins affectés par la récession que la moyenne du marché du livre, connaissant une baisse de -20% pour le scolaire et de -40% pour la jeunesse, sur les semaines du 16 mars au 12 avril.
Les secteurs de la bande dessinée (-69% pendant les quatre premières semaines de confinement) et de la littérature générale (-59% sur la période 16 mars-12 avril) connaissent, eux, des évolutions proches de la moyenne du marché.
