Selon The Guardian, des documents récemment publiés sur le site du FBI attestent que Carlos Fuentes était considéré comme un sympathisant de Fidel Castro par les autorités américaines. Etiqueté écrivain communiste, son visa pour Etats-Unis lui aurait été refusé au moins à deux reprises dans les années 60.

Dans le dossier de 170 pages mis en ligne, constitué de documents internes datés de 1962 pour les plus vieux d'entre eux et de coupures de presse, le FBI décrit comment le Bureau a mis Fuentes sous surveillance et la manière dont l'accès au territoire américain lui fut refusé pour avoir appartenu au parti communiste mexicain.

Bien que certaines de ses demandes de visa furent rejetées, Carlos Fuentes se rendit à de multiples reprises aux Etats-Unis pour enseigner à la prestigieuse université de Columbia et à la New York University. Un mémorandum de 1970 adressé au directeur du FBI suggère de trouver des informateurs pour espionner Fuentes au sein même de ces établissements, tout en appelant à la prudence pour que les médias ne s'emparent pas de l'affaire, la position de l'écrivain étant déjà éminemment influente. La note conclue que "Fuentes a eu une longue histoire de connections subversives" et qu'il a voyagé "derrière le rideau de fer et à Cuba".