Pedro Almodovara fait les beaux jours de la movida madrilène avec ses talons aiguilles et autres films colorés dans les années 1980-90. Et pourtant, le festival de Cannes ne lui lance pas d'invitation. Ce n'est qu'en 1999, pour son 13e film, alors qu'il a déjà une notoriété mondiale et un public, qu'il entre enfin dans la compétition avec Tout sur ma mère. Il est depuis revenu quatre fois mais n'a jamais reçu la Palme d'or.
En 2005, tout le monde attend Le secret de Brokeback mountain en compétition. Le Festival voit le film et le... décline. Beaucoup s'en mordront les doigts quand le film d'Ang Lee fera l'événement du festival de Venise en septembre, et raflera le Lion d'or, puis sera le clou des oscars de 2006 !
Bergman, c'est le raté assumé. Certes, le cinéaste suédois a souvent eu les honneurs de la sélection cannoise, mais son talent n'a jamais été reconnu par les jurys. Résultat: aucune Palme d'or pour Ingmar Bergman. En 1997, lors du 50è anniversaire du Festival de Cannes, les organisateurs décidèrent donc de lui remettre une Palme des Palmes. Hélas, le cinéaste affaibli ne fait pas le déplacement depuis son île refuge mais envoie ses proches recevoir le trophée à sa place.
