LA STRADA
Zampano est une force de la nature. Il parcourt l'Italie dans sa carriole pour présenter son fameux spectacle où il brise des chaînes. Il achète la discrète Gelsomina, une jeune femme attardée, qui devient sa bonne à tout faire. Cette dernière se perd dans ses rêveries et tombe amoureuse d'un funambule fantasque. Sans se soustraire aux codes du mélodrame classique, Fellini amorce ici un style propre, où réalité et fantasme se confondent. Oscar en 1957.
LA DOLCE VITA
Avec cette douceur de vivre, Fellini créé une rupture avec le néo-réalisme qui semblait inprégner le début de son oeuvre. À travers les errances du chroniqueur d'un journal à sensations (le mot « people » n'existait pas encore !), le cinéaste explore les contradictions d'une société romaine en pleine crise extistentielle et intellectuelle. Le film se compose d'une succession de sketches. La séquence où Anita Ekberg s'offre un bain nocturne dans la fontaine de Trevi reste l'une des plus célèbres de Fellini et du cinéma tout court. Palme d'Or en 1960.
HUIT ET DEMI
Après le succès critique et public, Fellini était attendu au tournant. Ce sera ce Huit et demi, réflexion sur le cinéma. On y suit les tourments existentiels et créatifs de Guido Anselmi, double de Fellini, qui à défaut de pouvoir finir son film, se réfugie dans ses rêves. Oscar du Meilleur Film étranger en 1963.
FELLINI-ROMA
Déclaration d'amour à sa ville, le cinéaste filme une Rome baroque, éxotique et extravagante. Un regard qui permet surtout à Fellini de matérialiser ses fantasmes les plus fous et se raconter lui-même. Il est d'ailleurs le personnage principal de ce long-métrage qui oscille entre passé et présent. Magistral.
GINGER ET FRED
Ginger et Fred, anciens danseurs de claquettes célèbres dans les années 40 font l'objet d'un hommage dans une émission de télévision dans les années 80. Pour notre duo, le choc est terrible. La beauté et la grâce du music-hall ayant laissé la place à un monde saturé de publicités. Film nostalgique et vision pessimiste de notre société moderne. Le cinéaste réalisera ensuite Intervista (1987) et La voce della Luna (1990) avant de décéder en 1993 à l'âge de 73 ans.
