Quand avez-vous découvert Gainsbourg ?
J'ai toujours eu ses disques à la maison. Je me souviens surtout de Gainsbarre, du billet brûlé, de l'épisode Whitney Houston et de l'annonce de sa mort, qui m'a beaucoup marquée. Mais je ne suis pas une fan transie. Il aurait détesté qu'on fasse de lui un héros positif, de toute façon. Mon respect pour lui est avant tout artistique. Sa musique était merveilleuse, ses textes, pleins d'humour, à la fois lyriques et triviaux.
Comment décririez-vous son rapport aux femmes ?
Complexe, à tout le moins. Avec Bardot, Deneuve, et Jane, il est resté ami jusqu'au bout. Je crois que sa misogynie dérivait de la grande part de féminité qui était en lui.
Le style Gainsbourg, c'est quoi ?
Un peu crade, un peu dandy, un style qui inspire. Dans Merci pour le chocolat [NDLR : de Claude Chabrol], je porte d'ailleurs des Repetto blanches, comme lui.
Un artiste toujours d'actualité ?
Oui, parce que son talent traverse toutes les époques et qu'il a su intégrer tous les styles musicaux.
