À l'heure où s'écrivent ces lignes, impossible de chiffrer le nombre de marques de gin créées dans l'Hexagone, tant il s'en lance quasi chaque semaine. Thierry Bénitah, le patron de la Maison du Whisky, à Paris, en recensait près de 180 en septembre. Parmi les derniers arrivés, brillent notamment le Mediterranean Gin by Léoube, élaboré à partir des marcs de raisin du domaine provençal et Anaë, une pépite bio lancée par Pauline Raffaitin, de la maison Bollinger, qui pour cette aventure est épaulée par Dominique Touteau, maître de chais des cognacs Delamain. Ces deux spiritueux rejoignent le Nouaison de la maison Villevert dans la petite famille des gins distillés à base de raisins.

Un quart de siècle

La saga de celle du gin tricolore, elle, a démarré, voilà un quart de siècle, avec Citadelle, produit par Alexandre Gabriel, de la Maison Ferrand (cognac du même nom et rhum Plantation).

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"Les premières années ont été compliquées, c'était une folie de se lancer sur ce marché à l'époque", raconte le pionnier. Depuis, une distillerie consacrée exclusivement à l'élaboration de Citadelle a ouvert ses portes au château Bonbonnet, le siège de la maison.Dans les alentours, le visionnaire cultive depuis peu des champs de genévriers, qui, à terme, devraient fournir l'intégralité des baies nécessaires à la production de son gin, traçabilité oblige. En attendant, une série limitée, Juniper Décadence (49 ¤) marque le 25e anniversaire de l'aventure Citadelle.