Les "Recettes pompettes" sont nées au Québec. Le principe est simple: cuisiner, tout en buvant de l'alcool. Beaucoup d'alcool. Il n'a pas fallu longtemps pour voir l'émission débarquer en France. Produit par Studio Bagel, le concept est présenté par Monsieur Poulpe. Bien que menacée par le ministère de la Santé, pour "protéger les jeunes téléspectateurs", et les associations anti-alcool, la première a été dévoilée ce mercredi 13 avril à 18 heures, sur Youtube. Au menu: oeuf mollet princier et écrasé de pommes de terre à la roturière. L'invité est Stéphane Bern, qui a eu la mauvaise idée de venir sur le plateau à jeun.

Stéphane Bern arrive sur le plateau en forme, ça tombe bien: avant même de commencer, premier shot de vodka. Monsieur Poulpe présente sur une tablette ce à quoi doit ressembler l'assiette à la fin. On n'y croit pas beaucoup... Première étape: "casser le tourteau", à l'aide d'une pince de BTP. Et d'un autre shot. Et encore d'un autre. Les effets commencent à se faire sentir, Monsieur Poulpe se prend pour la reine d'Angleterre. Et lève un nouveau verre, que Stéphane Bern offre au Luxembourg, "pour faire le tour de toutes les monarchies, si vous voulez". Et là, révélation: Stéphane Bern est arrivé à jeun. Il n'a rien mangé. Mauvaise idée.

"Tuuuuuu, tuuuu vas faire l'Eurovision?"

C'est parti pour un jeu "vrai-faux", dont le but est simple: quoi qu'il arrive, les deux doivent boire un verre à chaque réponse. Ce après quoi, il est temps de peler les patates, cuites. Et de les écraser. Stéphane Bern bloque un peu sur le terme "écrase-pomme de terre". Monsieur Poulpe, lui, répète longtemps "tuuuu, tuuuuu", avant d'arriver à aligner sa question "tu vas faire l'Eurovision, Stéphane?". Hop, nouveau shot de vodka.

Encore un shot, et c'est mission karaoké. Stéphane Bern a prévenu, il chante faux. Donc Monsieur Poulpe retourne chercher des verres d'alcool pour interpréter Je te donne, de Jean-Jacques Goldman. "On l'a massacrée, sa chanson", admet l'animateur. "Tu crois?" balbutie Monsieur Poulpe.

"Rassurez-moi, ça va pas être diffusé?"

Retour à la recette (qu'on avait un peu oubliée). Au tour de la cuisson de l'oeuf mollet. Stéphane Bern, ricanant, s'amuse beaucoup avec le spray de vinaigre balsamique (pardon, "balsszamik"). Et casse l'oeuf dans l'eau pas encore bouillante, avec la coquille. Il est hilare. Et ça vaut deux shots. "Tu m'as fait boire, et je ne bois jamais ("che ne bois chaméé" dans le texte), prévient Stéphane Bern. Je vais me venger!" Et il sort un calice, verse le reste de la bouteille de vodka dedans et le tend à Monsieur Poulpe. S'ensuit une discussion sur les quarante rois ("quarante rois? Quarante-trois?") qui ont bu dans un même calice, et l'animateur préféré des Français cite Chateaubriand.

Vient l'appel à un ami. Stéphane appelle Nikos Aliagas, le "seul ami que j'ai à la télé. Il est Greeeeec, il est Greeeeeeeeeec". On retourne à la recette: l'émulsion. "Rassurez-moi, ça va pas être diffusé?" "Naaaaaaan." Miracle, arrive un moment tendresse au coin du four avec révélations: "Chaque chose à une fin, il faut pas pleurer"; "Je ne suis que l'homme du temps qui passe." Surtout, Stéphane Bern, accoudé à un rouleau de cuisine, parle de sa mère, "partie très tôt" et des gâteaux qu'il faisait avec elle.

"Moi j'aime les radis"

Un shot, et c'est le moment du dressage. A la main. Puis la production leur fait la mauvaise blague: il faut refaire l'arrivée de Stéphane Bern. Là, c'est compliqué. Les deux ont beaucoup de mal à articuler. Enfin, ils peuvent goûter leur réalisation. Problème: Stéphane Bern n'aime ni le tourteau, ni la patate, ni l'oeuf mollet. "Moi j'aime les radis."

Pour rappel, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé.