Particulièrement talentueux, cet ancien de Yema, devenu directeur de la branche horlogère de Mauboussin dans les années 1990, a contribué par ses créations horlogères à donner aux montres-bracelets de ce début de troisième millénaire ce petit quelque chose de contemporain qui leur va si bien. Pour comprendre combien son approche est visionnaire, il est essentiel de se replacer dans le contexte de l'époque, où toutes les montres de prix appréciées des amateurs, et mises en exergue par les médias spécialisés, étaient conçues selon des standards hérités du passé. Ne faisant pas dans la demi-mesure, Richard Mille a projeté, comme un pari, de changer la vision des consommateurs en leur proposant des montres futuristes. Ces dernières sont animées par des mouvements mécaniques dont la construction classique est reléguée au second plan, grâce à l'emploi exclusif de matériaux d'avant-garde généralement utilisés en formule 1 ou dans le domaine spatial. Dernière-née de la famille à recourir à ce procédé : la RM 016 Titalyt. Très urbain, cet objet de référence aux généreuses mensurations (49,8 mm x 38 mm), à porter sur un bracelet en cuir, dispose d'un boîtier dont le titane grade 5, oxydé par un flux électro-plasma, ce qui le rend à la fois plus dur et résistant à l'abrasion. Il protège ainsi plus efficacement un calibre automatique doté de cinquante-cinq heures de réserve de marche (RM 005-S), d'une platine et de ponts usinés non en laiton, mais en titane grade 2 noirci, et d'une masse oscillante spécifique à géométrie variable. Le tout, visible par le cadran transparent et le fond ouvert, permet de mesurer à quel point un traitement postmoderne sied bien à la mécanique horlogère.
Prix
Boîtier en titane grade 5 couleur "taupe".
Calibre automatique en titane traité noir. 48 438 euros.
Point de vente : www.richardmille.com