Richard Mille est considéré comme l'un des plus belles réussites horlogère de ce début de millénaire. Le créateur a su mettre tous les atouts de son côté pour atteindre son but : créer une marque qui est devenu la référence absolue en matière de futurisme.
Richard Mille travaillait chez Yema, la branche horlogère de Matra, quand la crise du début des années 1980 a fait chavirer nombre d'entreprises du secteur. En expert du milieu, et convaincu du redressement de la branche, il prend le poste de Directeur Général de Mauboussin Horlogerie dont il est actionnaire. Une fonction qui l'amène à réfléchir sur le futur des montres en général et plus particulièrement sur celles de haute horlogerie. Connaissant bien les arcanes du luxe prend la décision, à la fin des années 1990, de se lancer dans la production de ses propres garde-temps.

l'usine ProART entité Richard Mille.
© / Courtesy of Richard Mille
Une vision avant-guardiste
Conformément à ses engagements, Richard Mille (en association avec Dominique Guenat - alors propriétaire de S.A. montres Valgine - et Audemars Piguet Renaud Papi) s'offre le luxe, dès 2001, de développer des montres à son image. Pour lui, la création a toujours été conçue sans entraves, sans hiérarchies et sans concessions. Avec une réussite qu'il n'hésite pas à étaler au grand jour et une communication maniée de main de maître, il prouve combien les idées les plus inattendues peuvent offrir un nouveau souffle à un univers empreint de classicisme. "Le boîtier de la montre est la première image d'une création, il fallait dont lui donner de quoi être identifiable entre mille", dira-t-il.
En intégrant dans l'élaboration de ses modèles des éléments inspirés de l'automobile ou de l'aéronautique, le concepteur a su séduire une population de décideurs.

RM022 Carbone. Un produit futuriste d'envergure qui a contribué à la généralisation des garde-temps futuristes.
© / Courtesy of Richard Mille
Ré-enchanter les métiers du temps
Beaucoup d'amateurs retiennent de Richard Mille sa capacité à développer des mécanismes d'une rare complexité, architecturés de façon originale. Les premières générations de mouvements comme les RM 001, RM 002, RM 003, RM 006 ont déconcerté les vrais passionnés. Ceux-ci, habitués à juger de la qualité d'une montre en fonction des canons classiques établis pour l'obtention du "Poinçon de Genève", ont été stupéfaits de découvrir des pièces dotées de fonctionnalités traditionnelles mais construites avec modernité. Sortes de folies expérimentales à l'image des concept-cars, la RM 009, pièce éditée à seulement 25 exemplaires et exploitant des métaux ultralégers comme l'Aluminium-Lithium pour la platine du calibre et l'Alusic® pour le boîtier, ont fait vaciller les certitudes des connaisseurs et étonné les professionnels en raison des prix pratiqués. Dès 2006, la RM 012, référence dotée d'un cadre "diamant" tubulaire ultra-rigide à la transparence suggestive, s'impose comme la montre la plus chère au monde, au gramme.

RM011 Lotus
© / Courtesy of Richard Mille
Elle ouvrait également une nouvelle ère dans l'univers du luxe en faisant de la légèreté un symbole de luxe, comme la finesse et les complications. En associant ces trois éléments et en leur donnant une forme à la fois atypique et distinctive, Richard Mille s'affirme comme un visionnaire.

RM017, la montre extra-plate à la sauce Richard Mille... Un best seller
© / Courtesy of Richard Mille
Aujourd'hui, cette maison compte plus de 150 collaborateurs. Implantée aux Breuleux, dans le Jura suisse, la manufacture a produit en 2019, 4 985 montres pour un chiffre d'affaires estimé à près de 361 millions de Francs suisses.
