Il faut avouer qu'indépendamment de qualités mécaniques indiscutables, ses mensurations seules suffisaient à la faire remarquer. Et c'est peu de le dire car, dans un univers où les garde-temps semblent vouloir suivre la tendance d'un retour à des tailles raisonnables, cette merveille fait incontestablement de la résistance. En termes de chiffres purs, son calibre mécanique à remontage manuel doté d'une réserve de marche de huit jours (cent quatre-vingt-douze heures), en impose : son diamètre avoisine celui d'une montre classique complète avec ses 37,8 mm sous les becs d'un pied à coulisse. Une fois habillé de son boîtier disponible en or rouge 18 carats ou en acier, cet ensemble atteint la taille respectable de 45 mm. Mais l'impression d'un volume conséquent pour une pièce d'horlogerie est la somme de plusieurs vecteurs dans lequel l'épaisseur tient un rôle prépondérant. Ici, elle atteint 12 mm, un chiffre qui ne permet pas de classer la belle parmi les montres extraplates mais qui, rapporté au rayon de son ouverture, autrement dit la taille de son cadran - ici équilibré et parfaitement dessiné - donne l'impression d'une honnête finesse au poignet. C'est là le plus important car l'agrément de porter doit toujours l'emporter sur les records. Et parce qu'à ce niveau de finition, chaque détail compte, cette pièce d'horlogerie, petit clin d'oeil aux golden years et à la dolce vita, se pare d'un bracelet en alligator dont la patine a été réalisée par le célèbre chausseur italien Santoni.