En trois ans, Le Slip Français, qui vient d'ouvrir son premier magasin, a vendu plus de 50 000 sous-vêtements. Au-delà des espérances de son fondateur, Guillaume Gibault, qui a lancé son site Internet en septembre 2011 avec seulement 600 slips en stock, tous fabriqués en Dordogne, à Saint-Antoine. Un développement que la marque de sous-vêtements 100% made in France doit à la qualité de ses produits mais aussi grâce à sa communication affutée.
Lors des élections présidentielles de 2012, une campagne de pub est lancée avec pour slogan "le changement de slip c'est maintenant", référence au candidat François Hollande. La même année, une vidéo intitulée La surprise du chef atteint plus de 900 000 vues sur YouTube. En 2013 Le Slip Français lance le "slip qui sent bon". Et cet été, un slip truck a aussi sillonné les routes de France.
Installé dans sa nouvelle boutique parisienne au 137 rue vieille temple dans le IIIe arrondissement, Guillaume Gibault, 28 ans, diplômé d'HEC, nous explique pourquoi il a choisi d'ouvrir son premier magasin.
Pourquoi avoir ouvert une boutique?
L'ouverture d'une boutique est un gage de crédibilité, en France comme à l'étranger. Elle nous fait sortir du virtuel, les gens nous voient mieux. Avec ce magasin nous souhaitons aussi faire plus de chiffre d'affaires. Depuis l'ouverture il y a un peu plus de deux semaines nous avons vu énormément de monde, et pas seulement des habitués de notre site. Il y'a des familles, des touristes, des curieux...
Quels sont vos objectifs?
Sur une année pleine nous espérons faire 300 000 euros de chiffre d'affaires, rien qu'avec la boutique. C'est peu par rapport au site Internet, qui a dégagé un million d'euros de chiffre d'affaires sur les douze derniers mois.
Que trouve-t-on dans la boutique?
La même chose que sur le site Internet: la collection classique pour homme, la collection de slips pour femme, nos produits issus de notre collaboration avec St James et une sélection de produits St James, jusqu'en janvier.
D'autres ouvertures sont-elles prévues?
En 2015, une seconde boutique va ouvrir ses portes à Paris et deux autres, éphémères, suivront à Lyon et Marseille.
