Le canotier

Sur les podiums, il gagne en noblesse. On l'a vu chez Hermès, embourgeoisé sur un Argentine fatale: glamour le jour, assorti d'un trench et d'une chemise en soie blanche glissée dans un short en cuir, ou plus décalé le soir, avec une robe longue. D'un chic extrême.

L'histoire: Au début du XIXe siècle, Paris autorise l'utilisation des barques privées sur la Seine. Bercés par le courant romantique, les fervents du canotage baladent leurs belles sur l'eau. L'accessoire ultime? Un chapeau au fond plat et aux formes arrondies, baptisé désormais "canotier". Habillé de paille et d'un ruban délicat, il s'encanaille sur les planchers des guinguettes ou autres bals populaires. Dans les années 1900, il devient le chouchou des cyclistes, avant d'être définitivement adopté par les femmes. Coco Chanel en tête.

Le borsalino

L'été dernier, Kate Moss ne quittait plus son tribly dans les rues de Londres. La tendance est lancée. De Sienna Miller à Reese Witherspoon, en passant par Diane Kruger ou Vanessa Paradis, il est devenu le chouchou des people. Et, cette saison, il troque son feutre sombre pour un tressage en paille délicate.

L'histoire: c'est d'abord une histoire de famille. En 1857, le chapelier Giuseppe Borsalino imagine dans son petit atelier italien un chapeau en feutre aux bords étroits et remontés... Un mythe est né. Elégant et résistant, le déjà classique gagne en 1900 le grand prix de l'Exposition de Paris avant de devenir l'emblème des gangsters dans les années 1930. Et, aujourd'hui, qu'on le nomme trilby, fedora ou feutre, ce couvre-chef séduit les femmes qui s'amusent à piller le vestiaire de leur homme. Un petit air canaille qui rend moins solennelles les tenues les plus glam'.