LVMH avait déjà lancé, via sa branche "parfums et cosmétiques", une production de gel hydroalcoolique à destination des hopitaux. C'est au tour de la maison Louis Vuitton de s'engager face à l'épidémie. Le but ? Fabriquer jusqu'à 100.000 masques non chirurgicaux par semaine, cette fois distribués dans les Ehpad et aux travailleurs en première ligne, employés de supermarchés, livreurs... dans les villes ou sont situés les ateliers Louis Vuitton, dans toute la France.
Normalement, ce sont les beaux objets de maroquinerie griffés Louis Vuitton qui sont développés dans ces différents ateliers. Valises, malles, sacs à main, sont en effet réalisés dans la Drôme, l'Indre, l'Allier, la Manche et la Vendée. Actuellement, trois-cents maroquiniers, normalement experts dans le maniement de la toile Monogram et des cuirs les plus luxueux, se sont portés volontaires pour fabriquer ces masques barrière non sanitaires.

La production de masques dans l'atelier Louis Vuitton de Sainte-Florence, en Vendée (photo: David Gallard)
© / La production de masques dans l'atelier Louis Vuitton de Sainte-Florence, en Vendée (photo: David Gallard)
Quant à l'atelier de prêt-à-porter, situé à Paris, rue du Pont-Neuf, c'est dans la fabrication de surblouses qu'il s'est lancé, avec la matière et le patron homologués fournis par l'AP-HP. Chaque soir, les pièces sont envoyés aux équipes des six hôpitaux franciliens du groupe hospitalo-universitaire AP-HP. Université Paris-Saclay. Là encore, une vingtaine d'artisans se sont portés volontaires: bravo à eux!

La fabrication des surblouses dans l'atelier de prêt-à-porter Louis Vuitton, à Paris (photo Piotr Stoklosa)
© / La fabrication des surblouses dans l'atelier de prêt-à-porter Louis Vuitton, à Paris (photo Piotr Stoklosa)
