Cet été, on se doit d'aimer le mocassin avec son dos rabattu. Plus urbain que sa cousine orientale à laquelle il fait immédiatement référence, il réussit la prouesse d'insuffler à la silhouette un air à la fois élégant et décontracté, sophistiqué et naturel. Est-il pour autant l'allié de tous les pieds?

Le mocassin Janelle de Bally, 495 euros.
© / Courtesy of Bally
Soulier ''ra-pla-plat'', le moc' babouche a du mal à avantager les mollets ronds et les chevilles épaisses et préfère, à défaut d'une allure élancée, des attaches fines. Dans tous les cas, on aimera les porter avec le bas des jambes dégagé, c'est à dire avec un pantalon raccourci ou une robe. Mais pas n'importe lesquels: comme tous les accessoires hybrides à la pointe de la tendance, il tient à revendiquer son potentiel mode et déteste les combinaisons avec des pièces dénuées d'esprit ou trop éloignées des parti-pris de style actuels.
Combinaisons multiples mais exigence mode
Par exemple, on évitera les associations malheureuses avec un un tailleur-pantalon trop classique, une robe tee-shirt paresseuse ou un jean lambda. Ces précautions prises, le mocassin babouche se combine avec un maximum de pièces de la garde-robe d'été. Il amuse un simple slim 7/8, un mom jean ciel, un chino en toile retroussé, un pantalon en soie imprimé, un pantacourt large, une combinaison zippée du soir, une robe-chemise, une saharienne ou une robe longue bohème. Quelle polyvalence!
Si on l'aime et si on accepte de voyager à plat, ce soulier est donc plutôt facile à vivre. Attention, il est si confortable qu'on serait tenté de traîner la savate. A éviter absolument.
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Retrouvez isabelle thomas, styliste personnelle, sur son blog Mode Personnel(le)
