Lundi 2 juin, le roi d'Espagne Juan Carlos a annoncé sa décision d'abdiquer, à l'âge de 76 ans. Pour Vincent Meylan, rédacteur en chef royautés du magazine Point de Vue, le bilan demeure positif malgré les scandales qui entourent la famille royale: "Il a amené la démocratie et la liberté d'expression. Il n'y aurait pas d'Almodovar aujourd'hui sans Juan Carlos".
La famille royale espagnole voit sa cote de popularité chuter depuis quelques années, notamment à cause des accusations de détournement de fonds par le mari de l'infante Cristina: "Les deux seules personnes à être indemnes de tout cela, c'est Felipe et Letizia, rappelle Vincent Meylan. Parce qu'il a une image peut-être un peu lisse mais particulièrement honnête, et la princesse Letizia a une image presque normale".
"Letizia aime être sur le devant de la scène"
Le couple, amené à régner, pourrait bien redorer l'image de la royauté: "Ce prince jeune, avec une belle gueule, une réputation sans tâche et deux petites gamines absolument adorables, ça sent bon au niveau de la popularité. Letizia, elle, est l'antithèse d'une Diana. Quand vous êtes présentatrice du 20h à la télévision en Espagne, que pouvez-vous obtenir de plus comme célébrité qu'être reine? Clairement, elle aime être sur le devant de la scène".
Pour Vincent Meylan, le nouveau couple royal a toutes les qualités requises pour assurer cette fonction: "On peut faire ce métier à partir du moment où on est formé pour le faire, où on aime le faire et où on a la résistance physique et morale pour le faire. Felipe et Letizia ont une vraie résistance".