L'acteur français François Cluzet était l'invité de l'émisson de Catherine Ceylac, Thé ou Café, ce samedi 13 juin. Il est revenu sur sa relation avec Marie Trintignant, décédée en 2003 d'un oedème cérébral suite aux coups portés par son compagnon de l'époque, Bertrant Cantat.
La séquence à 31'30:
La journaliste l'interroge sur le fils que l'acteur a eu avec Marie Trintignant, Paul, né en 1993: "Paul va bien, il est en Australie. Il écrit. [...] Il est parti pour une histoire d'amour mais il va revenir, c'est la meilleure des raisons."
"Je n'ai pu qu'essayer de le protéger, peut-être même trop"
Il continue en expliquant que "c'était à lui de se construire. C'est une histoire entre lui et sa maman, une histoire terrible. Je n'ai pu qu'essayer de le protéger, peut-être même trop, j'ai eu très peur de sa réaction, de la violence de sa réaction. Il était tout petit quand sa mère a été tuée, il avait dix ans. Donc j'ai essayé de le couver, de lui donner le plus d'amour possible pour qu'il ne se retrouve pas abandonné, puisqu'il avait vécu avec ses frères et Marie toute son enfance et qu'il débarquait chez moi à ce moment-là. J'ai donné le plus de tendresse possible, j'ai essayé aussi d'être exigeant par rapport à l'école parce que je ne voulais pas que ça s'enchaîne avec un échec scolaire qui aurait pu vraiment le destabiliser. Ensuite, c'est quelqu'un qui a vraiment une très forte personnalité, Paul. La violence de ce qu'il a vécu, j'espère qu'il pourra la mettre au service de son art. Maintenant ce n'est pas les meilleures enfances qui soient."
"Je ne pardonne pas aux gens qui frappent les femmes"
Catherine Ceylac lui demande ensuite s'il a pardonné à Bertrand Cantat: "Non. Je ne pardonnerai jamais. Je ne pardonne pas aux gens qui frappent les femmes, qui les tuent, comme je ne pardonne pas aux assassins d'Ilan Halimi que je n'ai toujours pas digéré, je ne pardonne pas à ceux qui humilient les homosexuels, comme je ne pardonne pas à ceux qui se foutent de la gueule des gros, à ceux qui estiment que les juifs sont riches et à toute cette pagaille de connards, de stupides et d'ignorants qui font un mal fou, et de partis politiques qui surfent sur les anxiétés des gens et sur leur ignorance. Je ne peux pas pardonner qu'on ait tué Marie. Je ne pardonnerai jamais."
