Plusieurs féministes se sont recueillies sur la tombe de Marie Trintignant ce dimanche. La mort de la comédienne il y a 16 ans avait été ressentie comme "un électrochoc" concernant les violences contre les femmes, se souvient Florence Montreynaud du collectif "Encore féministes !", qui participe à la mobilisation actuelle contre les féminicides.
Pour Florence Montreynaud, la France reste "en retard par rapport à des pays d'Europe du Nord ou à l'Espagne" dans les mesures prises pour lutter contre les "féminicides" en dépit de la mobilisation des associations. En 2003, Marie Trintignant avait été tuée lors d'une dispute avec son compagnon le chanteur Bertrand Cantat.
81 féminicides depuis le 1er janvier 2019
"Il y a un très grand secteur associatif mais qui a peu de moyens. On manque de logements sécurisés pour mettre les femmes à l'abri. La justice ne prend pas de mesures d'éloignement assez rapides contre les hommes", a-t-elle notamment cité.
Le collectif "Féminicides par compagnon ou ex" a recensé 81 féminicides depuis le 1er janvier 2019. En 2018, 121 femmes ont été tuées lors de violences au sein du couple. Face à la mobilisation des associations, le gouvernement a annoncé la tenue d'un "Grenelle des violences conjugales" à partir du 3 septembre.
