L'interview de Valérie Trierweiler à la BBC promettait de mettre François Hollande un peu plus dans l'embarras. Diffusée ce lundi 24 novembre, l'émission Newsnight, dans laquelle l'ancienne première dame fait la promotion de la version anglaise de Merci pour ce moment, n'a épargné personne, et surtout pas Ségolène Royal. L'ex-compagne du président de la République avait d'ailleurs déjà été la cible du courroux de Valérie Trierweiler dans son brûlot.

"Elle m'a envoyé des messages"

Durant l'entretien (voir la vidéo ci-dessous, à 1:40), la journaliste Kirsty Wark revient sur l'expression des sans-dents, indiquant que "Ségolène Royal a dit que c'était absurde, qu'il n'aurait jamais dit ça." "Elle est une femme politique, pas moi, réplique Valérie Trierweiler. Moi je n'ai pas besoin d'être élue par les électeurs, je fais un autre métier -le même que le vôtre-, et donc moi, je peux dire la vérité."

"Parlons de Ségolène Royal", enchaîne ensuite la journaliste qui l'interviewe (à 2:28). Face à l'ancienne première dame, elle fait un parallèle entre la liaison François Hollande-Julie Gayet, et celle qu'elle-même entretenait en 2005 avec le président alors qu'il vivait toujours avec la ministre de l'Ecologie. "Je l'écris dans le livre: mon mari était au courant depuis le début et nous nous sommes séparés très rapidemment, répond-elle d'abord. Ségolène Royal était également au courant. Elle m'a d'ailleurs envoyé des messages à ce moment-là. Elle a décidé de se présenter à l'élection présidentielle en connaissant la situation. Cette situation ne m'appartenait plus. Moi je n'étais pas fière d'être dans ce mensonge au départ, j'ai d'ailleurs à ce moment-là voulu arrêter ma relation avec François Hollande."

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Interrogée finalement sur sa volonté de nuire au président, Valérie Trierweiler s'en sort par une pirouette: "Au nom de quoi aurais-je été tenue au silence? Je vous pose la question."