Valérie Trierweiler s'était faite discrète en France depuis la sortie de son brûlot de l'automne Merci pour ce moment. L'ex-compagne de François Hollande s'est de nouveau livrée ce mercredi. Mais pourquoi reprendre la parole maintenant? Eléments de réponses.

Vendre son livre (encore)

"J'ai été naïve. (...) J'ai cru à cet amour", répond Valérie Trierweiler au Parisien/Aujourd'hui en France. Cette interview est publiée à l'occasion de la sortie en édition de poche de son best-seller, Merci pour ce moment. Désormais "libre" et "affranchie", l'ex-compagne de François Hollande revient sur son expérience aux côtés du président de la République, racontée à la première personne du singulier dans ce livre qu'elle a déjà vendu à 750 000 exemplaires. Un brûlot qui lui a valu de nombreuses critiques.

"Les critiques, ce n'est jamais facile, mais c'était le prix à payer", explique la journaliste alors que sa démarche devrait bientôt faire l'objet d'une adaptation au cinéma. "Je ne suis pas romancière, je ne sais pas inventer", se défend-elle. "Le crime de lèse-majesté existe encore dans les têtes. Je n'avais pas saisi que nous étions toujours en monarchie", ajoute-t-elle, en taclant "la cour". "Chacun a pu juger de la manière dont j'ai été respectée!" Et ceux qui ne feraient pas partie de ses "deux millions de lecteurs", elle glisse que la sortie de son livre en édition de poche "offre une session de rattrapage".

Régler des comptes (encore)

Projets humanitaires, tentation de réaliser des documentaires, reportages pour Paris Match... Valérie Trierweiler parle aussi de sa vie et de son aspiration à une vie "normale". Tout juste aspire-t-elle à une vie "normale" et à "devenir propriétaire" et "payer [ses] impôts"... comme "60% des Français". Sauf qu'elle règle encore quelques comptes avec le président de la République et Ségolène Royal. Mais aussi, en creux, avec la nouvelle compagne de François Hollande, Julie Gayet. Sans jamais les nommer.

>> Lire aussi: Avec Julie Gayet, François Hollande évite de parler politique

François Hollande et Ségolène Royal sont "indissociables". "Je m'incline. Cela dépasse leurs enfants", précise-t-elle. "L'enjeu a longtemps été de savoir lequel des deux accèderait à l'Elysée. (...) J'ai servi d'instrument pour la conquête du pouvoir." François Hollande a réussi en 2012, là où Ségolène Royal avait échoué en 2007, avant de revenir au premier plan au ministère de l'Ecologie. "Le pouvoir est leur raison de vivre, leur obsession commune. Il n'y avait pas de place pour une autre femme dans cette histoire. Maintenant, ils peuvent se retrouver et s'entraider", conclut Valérie Trierweiler.

Reparler des "sans-dents"

"Vous réécririez aussi que François Hollande parle des sans-dents et qu'il n'aime pas les pauvres, ce qu'il a nié?", l'interroge le quotidien, alors que la polémique avait nui à l'image du président de la République. "Oui, sans la moindre hésitation, parce que, hélas, c'est la vérité", répond Valérie Trierweiler.

Eluder les questions avec des proverbes

En revanche, à de nombreuses autres questions, elle préfère botter en touche. Sur l'utilisation de l'argent gagné grâce à son livre, par exemple. Sur le fait qu'elle soit en contact ou non avec François Hollande, elle se fait sybilline: "Connaissez-vous cette citation de Roland Barthes dans Mythologies? 'Toute désinvolture affirme que seul le silence est efficace.'" Ce n'est pas le seul proverbe dégainé par la journaliste. Interrogée sur les amis qu'elle aurait perdus dans la bataille, elle en assène un autre, plus transparent: "Celui qui n'est plus ton ami n'a jamais été ton ami." Si elle ne "regrette rien", elle ne pardonne rien non plus.