Retour en 2014: dans Merci pour ce moment, livre de Valérie Trierweiler, cette dernière affirme que "le président n'aime pas les pauvres": "Lui, l'homme de gauche, dit en privé: 'les sans-dents' très fier de son trait d'humour."
La polémique éclate, François Hollande se défend d'avoir utilisé cette expression et dénonce un "mensonge" dans une interview qu'il donne à L'Obs. Comme l'indiquait L'Express en 2014, Trierweiler confie à ses proches détenir une "preuve de ce qu'elle avance", sans en dire davantage.
Pour Hollande, c'est "odieux"
Dans Un président ne devrait pas dire ça, de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, en librairies ce jeudi, Hollande revient sur cette expression de "sans-dents". Le Parisien, qui a lu l'ouvrage, écrit: "Il est une chose qu'il n'a pas digérée: les 'sans-dents'. Oui, avoue-t-il, il a prononcé ces mots! Mais pas pour se moquer. 'Je lui ai dit: je vois les gens qui viennent vers moi dans les manifestations, ce sont des pauvres, ils sont sans dents.' 'C'est odieux, c'est une trahison, s'étrangle-t-il. Quand je dis: j'aime les gens, c'est vrai.'"
En réaction à ces propos rapportés, Valérie Trierweiler a publié ce mercredi sur Twitter deux messages censés retranscrire un SMS envoyé par François Hollande... en 2008: "Je suis avec ma copine Bernadette dans une grande manifestation dans son canton. Je lui ai fait un numéro de charme. Mais tu ne dois pas t'inquiéter. Dans son discours, elle a fait un lapsus formidable. Rire général, même chez les sans-dents."
Qui sont ces "sans-dents"? Pour l'ex-première dame, cela ne fait aucun doute. Cette "preuve" est-elle solide? Faute de capture d'écran, impossible à dire. Une chose est sûre: cette nouvelle sortie vient relancer une polémique que le chef de l'Etat espérait sans doute derrière lui.