Samuel Benchetrit a partagé sa vie pendant huit ans avec Marie Trintignant. Ils ont même eu un enfant ensemble, Jules. En 2008, quand elle succombe aux coups de Bertrand Cantat, Benchetrit et Trintignant viennent juste de se séparer.

L'acteur, qui est resté très discret au sujet de la mort de la comédienne, a décidé d'écrire un livre sur son deuil, La nuit avec ma femme, dont L'Express a publié plusieurs extraits.

Dans une longue interview donnée à Elle, il explique l'avoir écrit d'un coup, pour ne pas "se dégonfler". "Je voulais vraiment écrire un livre d'amour, qui ressemblerait à une prière", confie l'artiste, toujours affecté par cette disparition."Je suis passé par plein de sentiments. La haine, la colère, la rage, et cela m'arrive encore, révèle-t-il. Mais, à d'autres moments, je me disais qu'il fallait que je m'apaise, que la vie était là et qu'elle méritait sans doute d'être vécue."

Pour lui "son histoire avec Marie n'est pas terminée". "Elle est toujours là. Le coeur est le seul organe qui grandit, d'ailleurs. On a de la place pour plusieurs personnes", assure-t-il.

Bertrand Cantat n'est pas assez discret

Samuel Benchetrit se souvient de sa rencontre avec son "premier amour", alors qu'il avait 17 ans, et qu'il était "paumé". "Elle était très drôle et, surtout, elle était très libre. C'est sa liberté qui la définit le mieux, se rappelle-t-il. C'était la personne que j'aimais le plus, c'était mon premier amour, et elle est morte. Je vis toujours avec elle. Un premier amour est une architecture. On lui porte toujours un regard plus tendre, car c'est lui qui nous construit."

Quant à Bertrand Cantat, qui a passé 4 ans en prison pour le meurtre de la comédienne, Samuel Benchetrit regrette qu'il n'observe pas une certaine discrétion. "Bien sûr qu'il a le droit de reprendre sa vie, et de rechanter, juge-t-il. [...] Ce qui me fascine, c'est le travail de promotion autour, que je trouve un peu indécent. Car nos métiers nous permettent de rester très libres et très discrets. Si on le veut vraiment."