L'ouvrage de Valérie Trierweiler, Merci pour ce moment, en librairie jeudi, n'en finit plus de faire réagir. Après le grincement de dents des chirurgiens-dentistes sur l'expression de "sans-dents", supposément utilisée par François Hollande pour désigner "les pauvres", c'est au tour de la famille de l'ex-Première dame de réagir vivement aux anecdotes révélées dans le livre, annonce le site Europe 1. Le média a pu rencontrer l'un des oncles paternels de Valérie Trierweiler, à Angers, "choqué par le mépris présidentiel".
"Notre famille n'a pas de leçon à recevoir de ce monsieur qui ferait mieux de se regarder dans la glace", rapporte-t-il sur Europe 1. Remonté, l'oncle de la journaliste, ancien agent technique à EDF et locataire d'un petit pavillon HLM, n'aurait pas apprécié la lecture de cet épisode: au cours d'un repas de Noël chez la mère de Valérie Trierweiler, à Angers, celui qui affublait gentiment sa compagne de "Cosette" aurait taclé: "Elle n'est quand même pas jojo la famille Massonneau".
Pas obligé de fréquenter ma nièce
"Il n'était pas obligé de fréquenter ma nièce s'il ne la trouvait pas à sa hauteur", s'indigne, encore, l'homme. Fille d'un invalide et d'une caissière de patinoire, qui ont eu cinq enfants, Valérie Trierweiler a grandi dans une ZUP près d'Angers.
Mais ce qui semble avoir le plus choqué Florent Massonneau est l'épisode des "sans-dents", rapporté par Valérie Trierweiler: "Il s'est présenté comme l'homme qui n'aime pas les riches. En réalité, le président n'aime pas les pauvres. Lui, l'homme de gauche, dit en privé: 'les sans-dents', très fier de son trait d'humour", assène-t-elle dans son livre.
L'homme a donc décidé d'écrire à François Hollande son "indignation": "On ne se moque pas des gens qui n'ont pas les moyens d'aller chez le dentiste. C'est indigne, surtout quand on est un président socialiste". Et d'ajouter: "On peut être modeste et quelqu'un de bien, honnête et travailleur."
