Perrine et Alexandre, d'Ivry-sur-Seine au bassin d'Arcachon

Perrine et Alexandre
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Pendant quatre ans, Perrine et sa famille ont vécu à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) dans une ancienne usine réaffectée. Appartement spacieux, jardin commun... Tout était réuni pour une vraie qualité de vie. Mais avec le confinement, la convivialité s'est transformée... en promiscuité.
"Avec l'arrivée de notre troisième enfant, raconte Perrine, il devenait urgent de trouver un compromis entre notre travail, notre vie de famille et notre besoin de nature." Alors qu'ils envisagent de faire construire sur le bassin d'Arcachon (Gironde), ils ont un coup de coeur pour une maison à 500 mètres de la mer. "Je respire enfin : je peux tout faire à pied ou à vélo. Et ici, à partir du CM1, les enfants font de la voile ! Je suis heureuse de leur offrir ces expériences." V. B.
Marine et Steve, de Paris à Argenteuil

Marine
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Marine a grandi à Paris intra-muros. Elle y a poursuivi ses études, rencontré son compagnon et donné naissance à leurs deux fils. Mais les concessions, comme celle de se contenter d'un petit appartement, lui sont devenues "inacceptables".A la suite des différents confinements, le couple part s'installer à Argenteuil (Val-d'Oise) et achète une maison d'architecte de 130 m2, avec un grand jardin. "On est tombé sous le charme de la ville. Au XIXe siècle, il y avait des vignes, des ruches. Au-dessus de chez moi, il y a une butte avec un moulin...", énumère Marine.Depuis son bureau dont la fenêtre donne sur le jardin, elle a écrit son premier livre. "J'ai découvert le calme à neuf minutes de Paris. Et ici, tu connais tes voisins, il y a une entraide que je n'aurais jamais soupçonnée." C. L.
Adeline et Miguel, de Piré-sur-Seiche à Rennes

Adeline et Miguel
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Après avoir vécu en Irlande, au Mexique et en région parisienne, Adeline et Miguel ont posé leurs valises en 2010 à... Piré-sur-Seiche (Ille-et-Vilaine), un village de 2 500 âmes à 25 km de Rennes. Tous leurs critères sont réunis : une maison de charme de 200 m2, un jardin, une école accessible à pied... sans compter la proximité d'un parc, idéal pour les balades et les sorties running. "C'est tranquille, les enfants (NDLR : âgés aujourd'hui de 13, 11 et 8 ans) sont autonomes dans le village et on a une vraie vie sociale", témoigne Adeline.
Mais, la fratrie grandissant, la question du lycée approche et les allers-retours à Rennes pour les vêtements, les loisirs... se font plus nombreux. Résultat ? "On a décidé de mettre la maison en vente pour se rapprocher de la ville." Là, où tout est plus accessible... J. S.
Elsa et Adrien, de Paris à Marseille

Elsa et Adrien
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Pendant le confinement, Elsa, Adrien et leur fille Charlie se sont réfugiés à Marseille, dans la maison de la mère d'Elsa. "Ça a été salvateur, on n'a jamais été aussi épanouis. On observait notre fille avec sa grand-mère.Cela a soudé nos liens. Et j'ai pris conscience à quel point ma mère et ma soeur me manquaient", se souvient Elsa.C'est Adrien, pur Parisien, qui vit le plus mal le retour en Ile-de-France. Il propose alors de déménager dans le Sud-Est : "Tout ce qui nous intéressait à Paris n'existait plus. Nos aspirations avaient changé." Après un an de réflexion, ils font leurs cartons. Le couple vit aujourd'hui à quelques minutes de la famille d'Elsa. Pour la jeune femme, "revenir à Marseille a été plus qu'un simple retour aux sources : un vrai bond en avant." C. L.
Pauline et Jacques, toujours à Paris

Pauline
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Parents d'une petite fille de 2 ans, Pauline et Jacques sont propriétaires d'un appartement entièrement refait à neuf avec l'aide de la soeur, architecte, de la jeune femme dans le 20e arrondissement. Le quartier ? Pauline y a ses habitudes, elle connaît son libraire, son épicier... "Lors du premier confinement, ici, la vie a continué.Le 20e s'est vraiment réhumanisé. Nous avons tous adapté notre façon de vivre, nous nous sommes hyper-relocalisés. C'est devenu notre village, témoigne-telle. Et au-delà de Ménilmontant, Belleville et Charonne, de nouveaux quartiers ont commencé à développer leur propre singularité." A tel point que la jeune femme a décidé de créer un site d'informations locales, Mon Petit 20e. Pas question, donc, pour la petite famille, de quitter Paris ! C. L.
