Le pied dans la porte
Pour obtenir une faveur importante de quelqu'un, commencez par lui demander un service anodin et remerciez-le vivement, en louant sa gentillesse. Exemple: Aurélie aurait besoin de la maison de campagne de sa cousine pour réunir son club de philatélistes tout un week-end. Elle lui demande d'abord si elle peut emprunter sa vieille fourgonnette dont elle ne se sert jamais... Puis, une semaine plus tard, évoque la fameuse maison. Mission réussie!
L'amorçage
Il s'agit de harponner votre interlocuteur en formulant une requête, tout en "omettant" de préciser sa nature exacte. Après avoir répondu par l'affirmative, ce dernier aura des scrupules à se dédire. Exemple: le fils de Jean joue tranquillement avec ses copains. Lorsque son père lui demande d'aller lui acheter des cigarettes, l'adolescent hésite un peu, puis accepte et enfourche son vélo. Au moment de franchirle portail, Jean précise alors: "Le buraliste est fermé, il faut que tu te rendes au village voisin." Bien que contrarié, le garçon poursuit sa route.
La porte au nez
Il s'agit de préparer le terrain, mais cette fois en demandant plus pour obtenir moins. Votre interlocuteur, gêné d'avoir refusé une première fois, cédera plus facilement à votre seconde sollicitation. Exemple: Thomas fait part à un ami proche de ses déboires financiers et lui demande de lui prêter une somme astronomique. Forcément, ce dernier refuse. Thomas attend un peu puis annonce: "Finalement, si tu pouvais me dépanner de 100 ou 200 euros, tu me rendrais quand même un grand service"...
Le toucher
Toucher quelqu'un - à condition que le geste reste discret, voire anodin - peut modifier son jugement et ses humeurs. En rentrant subrepticement dans la sphère intime de l'autre, vous l'encouragez à effectuer ce que vous attendez de lui. Exemple: un démonstrateur de supermarché alpague les clients pour les inciter à goûter une part de cette "fabuleuse pizza" actuellement en promotion. Ceux à qui il effleure le bras ou l'épaule auront plus tendance à s'exécuter.
Le "mais vous êtes libre de"
Cette phrase, prononcée à bon escient, peut faire tomber bien des barrières. Personne n'accepte de se faire forcer la main. En insistant sur le libre choix de l'autre, vous le rassurez et multipliez les chances de le voir passer à l'acte. Exemple: une fois garé et face à l'horodateur voisin, François se rend compte qu'il a oublié son portefeuille chez lui. Il demande à un passant de lui donner 1 euro, en prenant bien soin de formuler la fameuse formule magique: "Bien sûr, vous êtes libre de refuser."
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