Toulon est bien le champion toute catégorie. Une semaine après son trophée européen, le RCT a doublé la mise en s'offrant le titre de champion de France de rugby. Après 22 ans de disette sur la scène nationale, le Bouclier de Brennus retrouve la Rade.

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Les Toulonnais ont écarté en finale le tenant du titre Castres (18-10), ce samedi, au Stade de France. Après deux revers à ce stade de la compétition en 2012 et 2013, la troisième tentative aura donc été la bonne.

Le RCT décroche ainsi son premier Bouclier de Brennus depuis 1992 et devient le premier club à réussir le doublé Top 14-Coupe d'Europe depuis l'intégration des clubs anglais en H Cup.

Indispensable Wilkinson

Pour son dernier match samedi au Stade de France, Jonny Wilkinson a été fidèle à sa légende. Auteur de 15 des 18 points de Toulon, dont un drop inévitable, l'ouvreur anglais, légende vivante dont le talent n'a d'égal que l'humilité, s'est offert une fin en apothéose.

Avec ce onzième titre, salué d'un "God Save the Queen" rare au Stade de France, Wilkinson scelle une carrière exceptionnelle de 17 ans jalonnée d'exploits hors-normes, mais aussi de déboires qui ont rendu à cet extra-terrestre du jeu un brin d'humanité.

Toulon enfin souverain sur ses terres

Toulon, maître depuis deux ans du continent, a mis de l'ordre dans ses frontières en s'adjugeant enfin le Bouclier de Brennus. Un exploit majuscule tant Castres s'accrocha longtemps à son titre.

Mais, contrairement à l'an passé, il manqua au CO un brin de précision dans tous les secteurs de jeu. Et des acteurs qui se subliment par l'événement, à l'image de la charnière Kockott-Tales plutôt quelconque, ce samedi. Ils tentèrent pourtant d'emballer une finale brouillonne et entachée d'approximations en inscrivant un magnifique essai par l'ailier Max Evans dès la 11e minute.

Mais, mis sous pression en mêlée fermée ou pris à la faute dans les rucks, le CO concédait aussi des pénalités que Jonny Wilkinson transformait en bénéfice comptable.

A 12-10 à la pause, le RCT possédait donc un petit avantage qu'il serra bien fort dans sa paume lors d'une seconde période assez terne et qui se résuma à des longues séquences stériles de part et d'autre.

Une nouvelle pénalité de Wilkinson (53e) puis un missile longue distance de l'arrière Delon Armitage (73e) scellaient le sort de la partie. Laissant flotter un sentiment d'impuissance à son adversaire, à l'image de ce qu'a produit ces dernières semaines l'impitoyable machine toulonnaise.