Tony Parker était déjà lié à l'Asvel depuis quelques temps. Actionnaire minoritaire du club depuis 2009, et vice-président chargé des opérations basket depuis 2012, le meneur de San Antonio avait également porté les couleurs du club de Villeurbanne, dans la région lyonnaise, en 2011 lors du lock-out en NBA. Mais ce vendredi, il passe dans une autre dimension.
"J'ai décidé de racheter tout le club. Maintenant, je suis actionnaire majoritaire et, à partir de fin mai, je serai président de l'Asvel", a-t-il déclaré dans les colonnes de L'Equipe.
Les ambitions du champion
La succession entre Gilles Moretton, l'actuel président du club rhodanien depuis 2001 et le champion d'Europe 2013 était prévue depuis longtemps. "Gilles m'a toujours promis qu'il me laisserait le club, que l'ASVEL serait mon club" assure le meneur de jeu de 32 ans.
Dans un interview accordé à RMC Sport, Tony Parker précise vouloir "redonner au basket français ce (qu'il lui) avait donné". Avec un nouveau président de cet acabit, l'Asvel peut se targuer d'être ambitieux. L'objectif de TP? Monter un club qui sera dominant en Europe, en "profitant de la vague ultra-positive autour du basket français".
Au coeur de son nouveau projet, la construction d'une nouvelle salle. Un dossier qui lui tenait déjà à coeur et qui avait amené le joueur des Spurs à menacer de se désengager de l'actionnariat du club il y a six mois.
Une double casquette
Le poste de président sonne-t-il le glas de la carrière sportive de TP? Que nenni! "Je veux jouer encore 5 ou 6 ans en NBA et ensuite je ferai ma dernière saison avec l'Asvel. Le rêve ce serait que je la fasse dans cette nouvelle salle" a-t-il confié au Progrès.
Basketteur aux Etats-Unis, président de club en France, Tony Parker va devoir se dédoubler pour assurer toutes ses fonctions, et être très bien entouré à Villeurbanne.
