Pour son deuxième match dans ce Tournoi des 6 nations, le XV de France se déplace en Irlande, quatrième meilleure équipe mondiale d'après World Rugby, ce samedi, à 18h. Si les hommes de Philippe Saint-André peinent à convaincre, une bonne performance reste possible. Trois raisons d'y croire.
Les Bleus plus à l'aise sans le ballon
Face à l'Ecosse, les coéquipiers de Thierry Dusautoir ont eu plus souvent le ballon et une meilleure occupation du terrain sans réussir à inscrire un essai. Si la victoire a été au rendez-vous face à l'équipe présumée la plus faible du tournoi, le XV de France a prouvé qu'il n'était pas très à l'aise dans ce genre de configuration, à l'image de la rencontre gagnée contre l'Australie en novembre.
Les chiffres confirment la tendance, depuis l'arrivée de Philippe Saint-André, les Bleus, qui retrouveront leur couleur habituelle, ont gagné huit matches en Tournoi des six nations, dont cinq avec une moins bonne possession que son adversaire. Ça tombe bien, le XV du Trèfle devrait rester fidèle à ses principes de jeu et mettre la main sur le ballon.
L'Irlande réussit bien aux Bleus
La France aime se déplacer sur l'île d'émeraude. Sur 46 matches, elle s'est imposée 22 fois pour 19 défaites et 5 nuls, soit 47,8% de victoires. Après l'Italie, c'est là où les Bleus gagnent le plus note Rugbyrama. Depuis l'inauguration de l'Aviva Stadium en 2010, le XV de France n'a jamais perdu dans ce stade pour un bilan de deux matches gagnés et un nul.
Pour retrouver une victoire irlandaise sur ses terres, il faut remonter au 7 février 2009 avec un succès 30 à 21, et ce n'était même pas à Lansdowne Road, ancien Aviva Stadium, mais dans l'enceinte de Croke Park.
Les stars irlandaises en petite forme
Joe Schmidt, le sélectionneur néo-zélandais de l'Irlande, peut compter sur le retour de trois de ses cadres face à la France: Sexton, O'Brien et Heaslip. Les trois joueurs pèsent 146 sélections, avec respectivement 47, 30 et 69 matches sous le maillot de leur pays, mais ils ne sont pas au meilleur de leur forme.
Sexton revient à la compétition après douze semaines d'arrêt à cause de trois commotions cérébrales subies par l'ouvreur en un an. En mars dernier, il avait était le grand artisan de la victoire des siens au Stade de France (20-22) synonyme de sacre. O'Brien, lui, n'a disputé que 50 minutes depuis septembre et sa dernière sélection remonte à novembre 2013. Enfin, Heaslip revient après sa blessure à l'épaule en janvier. Ne reste plus qu'aux Français à exploiter toutes ces failles.
