C'est un grand ouf de soulagement pour la firme au losange. A l'issue des auditions tenues lundi matin à Paris, le Conseil mondial a tranché. Renault, qui risquait une très lourde suspension, s'en tire avec une condamnation avec sursis qui ne l'oblige pas à quitter la Formule 1, où l'écurie est présente depuis 1977.
Pendant deux ans, Renault sera sous le coup d'une exclusion définitive des paddocks si elle commet une nouvelle infraction grave
C'est Flavio Briatore, son manager général, qui avait été désavoué par Renault et avait quitté l'écurie le 16 septembre, qui subit la sanction la plus lourde et paie, d'une certaine façon, les pots cassés. Son ingénieur en chef Pat Symonds est suspendu pour cinq ans.
"Le Conseil mondial considère que la faute mérite une suspension définitive du championnat du monde de Formule 1", mais compte tenu de l'attitude positive de Renault, "le Conseil mondial n'appliquera cette disqualification que si Renault se rend coupable d'une faute comparable" d'ici à la fin 2011.
Nelson Piquet Jr. et Fernando Alonso, les deux pilotes concernés, avaient été entendus dans la matinée par le Conseil mondial, de même que Bernard Rey, président de Renault F1.
Les deux principaux protagonistes de l'affaire, le manageur du team Flavio Briatore et l'ingénieur en chef Pat Symonds, accusés d'avoir organisé la tricherie, n'étaient en revanche pas présents.
Lors du Grand prix de Singapour 2008, Nelson Piquet avait délibérément provoqué un accident, sur ordre, pour favoriser son équipier Alonso.