Renault a officialisé son retour en Formule 1 en annonçant le rachat de l'écurie Lotus au fonds d'investissement luxembourgeois Genii Capital, après plusieurs mois de négociations acharnées. "Renault avait deux options : revenir à 100% ou sortir complètement. Après analyse détaillée, j'ai pris ma décision : Renault sera présent en Formule 1 dès 2016", déclare le PDG de Renault Carlos Ghosn. "Notre ambition est de gagner, même si raisonnablement, cela prendra du temps", affirme-t-il.
C'est Renault qui avait vendu cette même écurie à Genii Capital, entre 2009 et 2010. D'abord partiellement, puis complètement, à un moment où la marque française souhaitait prendre du recul par rapport à la F1.
Un meilleur retour sur investissement qu'en étant simple motoriste
En tant que motoriste avec Red Bull Racing, Renault avait gagné de 2010 à 2013 quatre titres constructeurs et quatre titres pilotes d'affilée, grâce à l'Allemand Sebastian Vettel. Mais Renault estimait alors les retombées insuffisantes par rapport à ses investissements.
"En redevenant une écurie à part entière, Renault pourra tirer pleinement profit de ses victoires. Le positionnement de motoriste avait du sens mais il a montré ses limites. Le retour sur image et sur investissement, rendu nécessaire par le nouveau règlement moteur, était faible", ajoute M. Ghosn dans le communiqué du groupe Renault.
Présente en F1 de manière quasi ininterrompue depuis 1977, avec une écurie à part entière ou comme simple motoriste, Renault est devenue championne du monde de F1 en 2005 et 2006 avec l'Espagnol Fernando Alonso, sous le nom de Renault F1. Ses ambitions seront forcément moins élevées l'an prochain pour une saison de transition, avec un pilote moyen, le Vénézuélien Pastor Maldonado, et un débutant, le Britannique Jolyon Palmer (24 ans), face aux deux géants de la F1 moderne, Mercedes et Ferrari.
