Depuis trois matchs, il n'a même plus droit au banc de touche. Comme un jeune apprenti du centre de formation, Hatem Ben Arfa est relégué en tribunes où il en est réduit à suivre les matchs avec Djamel Debouzze. Si l'attaquant de 29 ans était blessé ou suspendu, cela n'aurait rien de choquant. Seulement "HBA" est parfaitement valide. La recrue phare du mercato parisien est juste indésirable pour le nouveau coach Unai Emery qui ne lui fait aucun cadeau en ce début de saison.

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L'Equipe révèle qu'une discussion franche a eu lieu en fin de semaine dernière entre les deux hommes. Le Basque aurait reproché à l'ancien Niçois son attitude égoïste sur le terrain. Et sa tendance à se prendre pour un autre, balle au pied: "Tu n'es pas Messi", "Si c'était le cas, je ne te parlerais même pas (...) Tu n'es pas capable de faire gagner l'équipe à toi tout seul", aurait déjà lancé le coach à son joueur.

Ben Arfa est "un joueur de match"

En début de saison, HBA avait pourtant la confiance d'Emery qui lui reprochait "seulement" quelques kilos superflus. Mais rien de plus. Titulaire lors du Trophée des Champions, puis lors de la 1re journée, il était entré en jeu lors des 2e et 3e journées, avant d'être de nouveau dans le onze de départ contre Saint-Etienne. Ben Arfa n'avait pas été le plus mauvais sur le terrain, mais depuis, il a totalement disparu des radars.

L'attaquant parisien Hatem Ben Arfa suit le match PSG-Arsenal depuis les tribunes du Parc des Princes, le 13 septembre 2016

L'attaquant parisien Hatem Ben Arfa suit le match PSG-Arsenal depuis les tribunes du Parc des Princes, le 13 septembre 2016.

© / afp.com/FRANCK FIFE

L'ancien coach de Séville, qui a remporté trois fois de suite l'Europa League, accorde beaucoup d'importance au travail effectué à l'entraînement et c'est sur cette base qu'il sélectionne ceux qui joueront. Or, Ben Arfa est "un joueur de match" qu'on "voit moins" à l'entraînement, selon son coéquipier belge Thomas Meunier.

Tête de Turc?

En d'autres temps, le joueur aurait pris la mouche immédiatement. Il y a quelques années, il avait retourné le bureau de Jean-Claude Dassier, alors président de l'OM, pour moins que ça. Mais là, pas un mot, pas une réaction. Ben Arfa attend, même si son entourage fait état d'un début d'agacement. Le joueur ne se sentirait pas aimé et commencerait à ne plus supporter ce statut de tête de Turc puisqu'il est parfois montré du doigt devant ses coéquipiers. Il sait aussi qu'il n'est pas le choix de recrutement de l'entraîneur actuel mais du président Al-Khelaïfi. Pour l'instant, celui-ci se range derrière l'avis du coach et fait mine de temporiser. Pour lui trouver une porte de sortie au mercato?