Les handballeuses françaises ont été battues in extremis par la Russie 32 à 31 après deux prolongations en quarts de finale du tournoi olympique. Mardi 19 août, à Pékin, les Tricolores ont opposé une superbe résistance aux championnes du monde.
L'exploit a même paru possible pratiquement jusqu'au bout puisque les Bleues menaient encore à une minute de la fin du temps réglementaire, atteinte sur le score de 24-24, puis à une minute du terme de la première prolongation (28-28).
"L'arbitrage, c'était pas le sport"
"Elles ont été extraordinaires. Je suis très fier de l'équipe. Ca peut paraître bizarre mais il y a quand même un grand sentiment de satisfaction", a dit l'entraîneur Olivier Krumbholz, qui a mis en cause l'arbitrage.
"Le match c'était le sport, les Russes c'était le sport, les Françaises c'était le sport. Mais l'arbitrage c'était pas le sport", a dit le technicien, qui a vu "deux penalties et un deux minutes" non sifflés sur Sophie Herbrecht en fin de rencontre.
Les Tricolores avaient quatre buts d'avance (16-12) à la mi-temps grâce à une défense très agressive sur les puissantes joueuses russes et à plusieurs exploits de la gardienne Valérie Nicolas, exceptionnelle pendant tout le match (21 arrêts).
Le suspense a été insoutenable pendant les vingt minutes supplémentaires. C'est la gardienne russe Maria Sidorova qui a emporté la décision par deux arrêts décisifs dans les derniers instants devant des tireuses françaises se présentant seules devant le but.
"On s'est remobilisé, on avait vraiment envie de montrer qu'on n'avait pas joué à notre niveau (au 1er tour, ndlr). Toute l'équipe s'est remise en cause et aujourd'hui on est vraiment déçu par l'arbitrage. Je pense que la victoire était vraiment à notre portée et qu'on méritait de passer", a commenté l'arrière Mariama Signaté, meilleure buteuse du match (7).
Les Bleues quittent la compétition avec les honneurs, mais peuvent aussi regretter leur première phase ratée. Sans la défaite contre la Chine, elles auraient hérité d'un adversaire plus abordable en quarts.