Le "Special One" l'est aussi lorsqu'il s'agit de provoquer. Après le match nul (1-1) à l'aller du 8e de finale de Ligue des Champions contre le Paris Saint-Germain, comme à son habitude, José Mourinho a essayé de reporter la pression sur ses adversaires... et les arbitres.

"J'ai été surpris de voir une équipe avec des joueurs fantastiques, qui a fait faute après faute, qui a stoppé (Eden) Hazard avec des fautes à chaque fois. Même Zlatan (Ibrahimovic) taclait pour stopper les contre-attaques", a lâché le "Mou" sur le ton monocorde qui le caractérise dans ce genre d'exercice. Et d'ajouter: "Les arbitres sont là pour faire leur travail, ils le font au mieux". Le message est clair pour Bjorn Kuipers, le sifflet du match: il faut protéger sa pépite Eden Hazard.

"Je m'attendais à plus de foot"

Mourinho en a rajouté une couche. "Une équipe anglaise ne devrait jamais être surprise par l'agressivité. On a joué cette saison en coupes contre des équipes de D2, D3 et même D4. Mais l'équipe la plus agressive a été le PSG, a-t-il précisé lors de cette conférence de presse de veille de match. C'est une vraie surprise parce qu'avec des joueurs de cette qualité, je m'attendais à plus de foot et moins d'agressivité."


Le PSG provoqué avant même le tirage

Laurent Blanc et son jeu orienté sur la possession de balle en ont également pris pour leur grade. "Est-ce que dominer c'est avoir des occasions? Alors oui, Paris a eu plus d'occasions. Si c'est stopper l'adversaire en faisant faute après faute, ils ont dominé. Si c'est faire des passes sans déséquilibrer l'adversaire, oui. Donc ils ont dominé partout sauf pour le résultat". Le "Président" a dû apprécié...

Déjà en décembre, avant le tirage au sort des 8e de finale de la Ligue des Champions, José Mourinho y était allé d'une première provocation. "Je pense que Paris serait une bonne chose, avait-il déclaré. C'est un déplacement facile pour nous et pour les supporters". Un voeu exaucé pour son Chelsea, qui avait éliminé le PSG grâce à un but dans les dernières minutes du match retour, à Londres, l'année dernière.