Ils ont le titre en poche à 99,9%. S'ils ne sont pas encore champions officiellement, les Monégasques ont tué dimanche soir le peu de suspense qui restait en tête de la Ligue 1. En écrasant Lille à Louis-II (4-0), ils ont conservé leurs trois points d'avance sur les Parisiens, qui ont largement dominé Saint-Etienne (5-0). Avec une différence de buts favorable (+73 pour l'ASM, +56 pour le PSG) et encore deux matchs à disputer, contre un seul pour Paris, Monaco ne peut quasiment plus être rattrapé.

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Pourtant, les Monégasques sont restés mesurés à la fin de la rencontre. "On n'est pas encore champion, même s'il faudrait un concours de circonstances pour qu'on ne le soit pas. On le sera j'espère mercredi (contre Saint-Etienne). Tout le monde était content dans le vestiaire, mais on n'a pas fait de cri de guerre", a assuré l'attaquant Valère Germain en zone mixte. Au coup de sifflet final, les joueurs de l'ASM ne se sont d'ailleurs pas éternisés. Après un rapide tour d'honneur pour remercier leurs supporters, ils ont regagné les vestiaires.

"Pas ici pour rigoler"

"Je demande un dernier effort de travail et de concentration pour mercredi. Moi, je respecte le foot. Je ne suis pas ici pour rigoler. Il faut toujours respecter l'adversaire", a confié Leonardo Jardim, qui a pris en exemple l'improbable naufrage du PSG en huitième de finale retour (6-1) de la Ligue des champions qui avait permis au Barça de se qualifier de justesse. "On a vu Barcelone marquer 3 buts en 3 minutes. On est plus proches du titre, mais rien n'est fini. Il faut récupérer au plus vite pour faire un beau match contre Saint-Etienne et marquer le point qui nous manque pour ce titre", a poursuivi l'entraîneur monégasque.

Seul Tiémoué Bakayoko a contredit la version officielle. "Pour moi on est champion. Il y a très peu de chance que Paris mette je ne sais pas combien de buts, pour moi c'est fait", a lâché le milieu de l'ASM, conscient d'être "le seul qui allait le dire aujourd'hui". Il faudrait que Monaco encaisse deux très lourdes défaites contre Saint-Etienne mercredi et face à Rennes dimanche, et que dans le même temps le PSG s'impose sur un score fleuve face à Caen pour que le titre échappe à l'ASM, impériale depuis le début de la saison. Preuve de leur emprise sur le championnat, les hommes de Jardim ont atteint dimanche les 102 buts. Ce n'est que la cinquième fois qu'une équipe marque au moins 100 buts dans l'histoire de la Ligue 1.