Plus ambitieux, solides devant, les hommes de Marc Lièvremont ont surmonté un passage à vide en première mi-temps pour s'imposer logiquement à une équipe privée de plusieurs éléments importants et sans imagination -sinon celle de leur entraîneur, qui a prétendu ce samedi matin que l'exécutation étonnante de l'hymne sud-africain expliquait en partie la mauvaise prestation de ses joueurs.

Menés 13-11 au changement de côté, les Bleus ont réalisé une très belle seconde période et, malgré quelques ratés, ont su inverser la tendance et maintenir la pression.

L'Afrique du Sud ne s'est plus imposée en France depuis 1997 et le scénario du début de match était plein d'espoir pour les Bleus. Plus percutants dans les duels, ils étaient rapidement récompensés d'une pénalité transformée des 45 mètres par Julien Dupuy.

Bismarck du Plessis s'en tirait à bon compte sur un plaquage à retardement sur Cédric Heymans qui ne calmait pas les ardeurs des joueurs français.

Sur une faute similaire d'Imanol Harinordoquy, les Boks bénéficiaient d'une pénalité transformée des 40 mètres, en coin, par Morne Steyn.

Petit à petit, l'Afrique du Sud, vainqueur du Tri Nations cette année, prenait l'ascendant dans le jeu au sol et passait en tête grâce à un drop de Morne Steyn. Sur une touche, William Servat lobait Louis Picamoles et John Smit profitait de l'aubaine pour se saisir du ballon et plonger dans l'en-but.

Ambition

Dans la foulée, un excellent mouvement collectif, initié par une percée de Fabien Barcella, aboutissait à un essai en coin de Vincent Clerc. Les Bleus stoppaient l'hémorragie et revenaient à deux points à la pause grâce à une nouvelle pénalité de Dupuy.

Le demi de mêlée, après une transformation et une pénalité ratées en première période, redonnait toutefois l'avantage à son équipe après une grosse phase de domination du pack bleu.

Les Sud-Africains évoluaient à 14 depuis le carton jaune donné à Morne Steyn en fin de première période, qui sanctionnait l'ensemble des mauvais gestes de son équipe.

Plus ambitieux ballon à la main, les Français multipliaient les passes croisées et, parfois, les Boks ne savaient pas où donner de la tête.

Après un raté de Steyn, Dupuy accroissait logiquement l'avance des Français en passant sa quatrième pénalité à la suite d'une faute sud-africaine en mêlée.

Morgan Parra avait l'occasion de mettre les siens à l'abri d'un essai transformé à dix minutes de la fin mais il manquait sa pénalité face aux poteaux.

Les Français s'approchaient régulièrement de la ligne adverse mais échouaient invariablement à cinq mètres.

Leur manque de chance ou leur imprécision ne leur coûtait rien au final et Parra passait même une dernière pénalité à deux minutes de la fin.