Ils ont parfois la politesse de dire que les Coréens ou les Allemands sont de redoutables adversaires, mais les Chinois savent que le tournoi de tennis de table de "leurs" jeux Olympiques doit être une démonstration de leur superpuissance.
Le "ping pong" est le premier sport du pays le plus peuplé du monde, olympique depuis 1988, et il n'est même pas pensable qu'une seule des quatre médailles en jeu lui échappe.
La seule inconnue est de savoir dans quel ordre les quatre meilleurs pongistes mondiaux, chez les garçons et chez les filles, se classeront lors des finales du 17 pour les dames et du 23 pour les messieurs.
Il ne faut surtout pas connaître à la maison l'affront essuyé à Athènes, lorsque le Sud-Coréen Ryu Seung-Min avait raflé l'or en battant Wang Hao, alors plus jeune de l'équipe, aujourd'hui Numéro 1 mondial.
Wang, à 24 ans, veut se racheter et, s'il venait à faillir, ses compatriotes Ma Lin, quadruple vainqueur de la Coupe du monde, et Wang Liqin, triple champion du monde sont là pour prendre la relève.
En face, le Coréen Ryu, aujourd'hui 8e mondial, et l'Allemand Timo Boll (N°7), voire le Bélarusse Vladimir Samsonov (N°5) auront du mal à passer.
Chez les filles, la championne olympique en titre Zhang Yining aura à coeur de conserver son bien, face à l'appétit de Wang Nan, l'ancienne, 20 fois championne du monde et double médaillée d'or à Sydney, et qui avait dû renoncer aux Jeux d'Athènes.